Prise d'otages à Besançon : qui est le forcené ?

le 13 décembre 2010 à 19h38 , mis à jour le 13 décembre 2010 à 21h14

L'adolescent de 17 ans qui a retenu pendant plus de 4 heures des enfants dans une école maternelle de Besançon sous la menace de deux sabres était jusqu'à la prise d'otages de lundi un jeune homme sans histoires.

Intervention du GIPN dans une école maternelle de BesaçonIntervention du GIPN dans une école maternelle de Besaçon © DR

Le jeune homme, en "tenue sportive" et aux cheveux "châtains courts", est entré dans la maternelle "comme si c'était un grand frère", raconte Nathalie Roffet, l'institutrice qui est restée au côté des enfants jusqu'au bout. K., 17 ans, qui a retenu pendant plus de quatre heures des enfants dans une école maternelle de Besançon sous la menace de deux sabres, avant de les laisser sortir sains et saufs après l'intervention du GIPN (lire notre article - Prise d'otages à Besançon : tous les enfants sains et saufs) était jusqu'à la prise d'otages de lundi un jeune homme sans histoires. "C'est un jeune homme qui habite le quartier, il était au collège d'à côté il y a quelques années", a déclaré le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, qui estime qu'il a "pété un plomb". "Il avait l'air complètement perdu et est resté prostré dans un coin", selon l'institutrice qui l'a même vu "pleurer au téléphone" lors d'une de ses conversations avec les négociateurs de la police. Malgré les "deux sabres" qu'il avait "en main toute la matinée", Nathalie Rofflet affirme ne s'être "jamais sentie en danger".

Plus d'infos

 
Le preneur d'otages était scolarisé en CAP à Besançon "dans une discipline industrielle", a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon. K., qui vit seul avec sa mère dans le quartier sensible de la Planoise et dont les parents sont séparés, n'avait "aucun antécédent judiciaire", selon parquet. "Il a fait état de troubles ponctuels passagers d'ordre psychologique, mais il n'est pas repéré comme une personne qui aurait déjà séjourné en hôpital psychiatrique", a ajouté le procureur de la République de Besançon. "Pour l'instant, nous n'avons pas d'éléments permettant de savoir s'il a agi à cause d'un défaut de traitement ou, au contraire, s'il a agi sous un traitement quelconque", a-t-il ajouté.

Un "coup de folie" ?
 
Le profil du jeune homme contraste avec la gravité des faits qui lui sont reprochés. La théorie du "coup de folie" d'une personne qualifiée de "dépressive" revient avec insistance. La préfecture, notamment, a rapidement évoqué un jeune homme "fragile psychologiquement". "Le jeune homme était plus dépressif, voire suicidaire, que dangereux, puisqu'il voulait une arme pour se suicider", a estimé Laurent Gresset, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, en référence à une demande récurrente de K. tout au long de la prise d'otages. "Il n'a jamais fait usage de violence, n'a jamais menacé les enfants", a également souligné M. Gresset.
 
"Quand on a su qu'il était armé, on a été pris d'effroi. Mais quand on a su que c'était un gamin de 17 ans, déséquilibré psychologiquement, ça nous a rassuré", semblait relativiser Azzedine Kahaoua, père d'une petite fille sortie parmi les premiers enfants relâchés durant la matinée. "On a compris qu'il faisait ça plus pour lui que contre nos enfants", a-t-il ajouté.

le 13 décembre 2010 à 19:38
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5 Commentaires

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  • mcg35, le 14/12/2010 à 11h56

    Les petits n'ont pas eu l'air de réaliser, et c'est très bien ainsi. Ils ont pris cela pour un jeu. Que les parents ne leur transmettent pas leur propre angoisse!

  • stephjmayol, le 14/12/2010 à 11h15

    Oui c est vrai et ce n'est pas triste pour une enseignante et des petits gamins qui n ont rien demandé à personne? Le preneur d'otage personnellement je m en soucie absolument pas !!!!

  • tequilap, le 14/12/2010 à 10h24

    Beaucoup d'adolescents sont victimes de la crise, ne trouvent pas de place dans le monde actif, subissent les éclatements familiaux..il n'est pas le seul a "péter les plombs"...nous ne sommes pas assez attentifs nous les adultes a leurs signes de desespoir...

  • demain1949, le 14/12/2010 à 10h15

    Une psychiatre a dit :" il faut "se méfier des enfants sans histoire", ils refoulent leurs sentiments de peur de ne pas être aimés. Puis, en quelques mois, ils déclenchent une maladie psychiatrique. J'espère que ce jeune homme sera ebntendu et soigné avant que ça ne devienne trop grave.

  • canouh, le 14/12/2010 à 10h08

    ................. c'est triste pour ce jeune de 17 ans qui semble souffrir affectivement ...........

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