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"Veuillez nous excuser de cette amélioration". Ce pourrait être le leitmotiv des travaux de nuit sur les grands axes franciliens, qui piègent régulièrement dans les bouchons les conducteurs obligés de prendre leur voiture en banlieue parisienne entre 11 heures du soir et 6 heures du matin. Des travaux qui se sont multipliés tout autour de Paris au cours des derniers mois et viennent s'ajouter aux habituelles opérations d'entretien : ainsi cette semaine, les fermetures nocturnes concernent l'A1, avec l'accès fermé depuis la Porte de la Chapelle; l'A115 au niveau du tunnel de Taverny; l'A14 au niveau du tunnel de la Défense; l'A6b au niveau de la Porte d'Italie; l'A3 entre la Porte de Bagnolet et Garonor... et l'A4 au niveau du tunnel de Champigny-sur-Marne. Autant dire que la nuit, Paris est peu ou prou coupée du monde par les autoroutes. Pour peu qu'un accident vienne s'y ajouter, le trafic vire instantanément au cauchemar.
Et c'est bien ce qui s'est produit mercredi matin sur l'A4. Parcours ordinaire d'un salarié banlieusard embauchant à 6 heures du matin du côté de Paris : un quart d'heure sur l'A4 depuis Noisy-le-Grand avant l'arrivée au périphérique parisien. Mercredi matin, le même trajet s'est transformé en parcours du combattant. Premier obstacle : un rétrécissement de la chaussée au niveau de Noisy-le-Grand pour cause de travaux. Conséquence : un quart d'heure pour faire trois kilomètres. A peine le flot des véhicules reparti, nouveau grand coup de frein agrémenté de warnings peu avant la jonction avec l'A86 : cette fois, il s'agit d'un accident. Un poids lourd est renversé sur la chaussée à hauteur de Nogent-sur-Marne. Du gazole fuit. Du coup, voilà l'accès à l'A86 vers le sud bloqué, ainsi que l'accès au périphérique. Impossible de circuler autrement que sur une seule voie, celle de gauche. Bilan des courses : encore vingt minutes pour faire cinq kilomètres. Un blocage qui aura perduré en s'atténuant pendant une partie du grand "rush" matinal de la banlieue vers Paris...
Si vous êtes prisonnier de l'A13... n'y allez pas
Mais pendant que ça klaxonnait et s'injuriait gaillardement entre automobilistes, motards et routiers à l'est, les banlieusards de l'ouest parisien n'étaient guère mieux lotis. Car sur l'A13, c'est un poids lourd en feu qui est venu bloquer tôt mercredi matin le trafic à hauteur de la commune de Bailly. Et là, la situation a empiré bien plus vite : le camion transportant un dérivé d'ammoniaque, l'autoroute a été purement et simplement coupée en direction de Paris pendant toute la durée de l'intervention des pompiers. Même si l'incendie a été rapidement maîtrisé, l'arrivée des secours n'a pas empêché le blocage de se répercuter rapidement sur toute la partie nord-ouest de l'A86. Avant d'être, comme de juste, amplifié par des voitures en panne à la fois sur l'A14 et sur l'A86... L'A13 n'a été finalement rouverte qu'au bout de quatre heures.
Bilan de ces congestions de trafic : environ 220 km de bouchons peu après huit heures du matin, avant une redescente progressive et un retour à la quasi-normale vers la fin de la matinée (on ne comptabilisait plus "que" 73 km de bouchons vers 11h30). Un cumul de ralentissements qualifié "d'inhabituel", mais pas "d'exceptionnel" par le site Sytadin, thermomètre attitré du trafic francilien. Et des conseils que les automobilistes prisonniers de cet événement "inhabituel" mais pas "exceptionnel" (et qu'ils auraient été plus tentés, pour leur part, de qualifier de cauchemardesque) auront sans doute appréciés : pour tous les prisonniers de l'A13, c'est bien simple... n'y allez pas. Prenez l'A14 et payez le péage. Si vous êtes embourbés dans le trafic, eh bien, tant pis pour vous.
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