Dernière personne à avoir été vue avec Laëtitia, cette jeune fille de 18 ans disparue depuis mercredi près de Pornic, Tony Meilhon a été placé en détention provisoire dimanche après sa mise en examen pour "viol" et "enlèvement suivi de mort". Selon le procureur, Tony Meilhon, qui a un lourd passé judiciaire, entamé avant sa majorité, "conteste les accusations portées contre lui et évoque un simple accident mortel de la circulation". En revanche, l'autre homme placé en garde à vue samedi, présenté comme faisant partie de l'entourage du suspect, et dont le témoignage avait paru "indispensable" au juge d'instruction en charge de l'enquête, a été libéré. "Le magistrat instructeur a ordonné la remise en liberté vers 5 h du matin du témoin gardé à vue depuis samedi, aucune charge ne pouvant être retenue contre lui", a indiqué le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, dans un communiqué. "Les recherches se poursuivent pour retrouver le corps" de Laëtitia, a-t-il ajouté.
Car pour l'heure, toutes les recherches se sont révélées vaines. Depuis la mise en examen de Tony Meilhon, rien. Les recherches se sont concentrées dimanche sur une zone plus précise : les alentours de la maison de Tony Meilhon. A quelques centaines de mètres de la maison, des plongeurs de la gendarmerie ont inspecté divers trous d'eau du secteur avant de quitter les lieux dans l'après-midi. Un hélicoptère a également survolé la région d'Arthon-en-Retz, située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes et à une dizaine de kilomètres à l'est de Pornic.
Marches silencieuses
Deux marches silencieuses pour Laëtitia vont également être organisées cette semaine : l'une dès ce lundi, l'autre samedi. Tout le long du week-end, Franck Perrais, père biologique de la lycéenne, et d'autres proches ont collé un peu partout des affichettes avec une photo de la disparue, un appel à témoins ainsi que le numéro de téléphone de la gendarmerie, à Pornic, Arthon-en-Retz, ainsi qu'à La Baule et Pornichet.
"Le corps de ma fille, il faut que je le retrouve", confiait alors Franck Perrais, qui s'est déclaré "épuisé physiquement et moralement", en sortant du domicile de la famille d'accueil où avait été placée sa fille depuis l'âge de dix ans. Devant cette maison, une affiche avec une photo de Laëtitia demande : "Aidez-nous à faire justice pour Laëtitia", tandis qu'à la peinture orange, quelqu'un a écrit sur la route, là où le scooter a été retrouvé : "Justice = l'assassin doit payer".








