© LCILe 5 janvier, un spectaculaire braquage à la voiture bélier était perpétré contre une agence du Crédit Agricole de Crépy-en-Valois, dans l'Oise. Vitrine en flamme, témoins sous le choc, mais pas de blessés. Deux jours plus tôt, une bande de malfaiteurs faisait sauter à l'explosif un distributeur automatique de billets à Nanterre, avant de couvrir sa fuite en tirant à l'arme lourde. Depuis quelques mois maintenant, ce type d'attaques semble se banaliser. Pourtant, affirme le ministère de l'Intérieur, les chiffres sont formels : le nombre d'attaque contres des DAB à la voiture bélier ou à l'explosif a baissé de plus de 30 % en 2010, passant de 60 "casses" en 2009 à 37 en 2010.
Fusillade A4 : un ex-braqueur activement recherché
Alors que les auditions des 27 personnes interpellées mardi dans le cadre de la fusillade mortelle de l'A4 en mai dernier se poursuivaient mardi matin, les enquêteurs étaient également à la recherche d'une 28e personne : Redoine Faïd, un ex-braqueur.
Publié le 12/01/2011
Braquage à Valence: des images des malfaiteurs dévoilées par la police
Deux employés d'un magasin de vêtements ont été grièvement blessés vendredi soir à Valence à l'arme blanche après le braquage de leur établissement par deux individus. La police a diffusé des images des agresseurs issues de la vidéosurveillance.
Publié le 08/01/2011
Drôme: deux blessés grave après le braquage d'un magasin
Deux employés d'un magasin de vêtements ont été grièvement blessés vendredi soir à Valence à l'arme blanche après le braquage de leur établissement par deux individus actuellement en fuite.
Publié le 07/01/2011
"Ce type de braquage contre des banques n'est pas nouveau, le fait que les braqueurs aient des armes et qu'ils viennent tous des cités non plus, explique le commissaire Franck Douchy, patron de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), invité de l'émission PJ sur LCI Radio, consacrée cette semaine au nouveau visage du grand banditisme. La nouveauté, en revanche, c'est qu'ils ont recours aux explosifs pour ce type de délinquance. Et que, malheureusement, ceux qui utilisent ces explosifs sont très jeunes et comme ils les utilisent très mal, ils sont dangereux". "Ce que l'on oublie de dire, insiste également le commissaire, c'est que deux affaires sur trois sont vouées à l'échec, c'est-à-dire que les braqueurs repartent sans butin".
Pour le patron de l'OCLCO, une telle débauche de moyens et de violences de la part de ces braqueurs est directement liée à "l'augmentation de la sécurité" dans les banques ou les bijouteries car cela "entraîne plus d'échecs et donc le recours à une plus grande violence". Cela est aussi "lié à la jeunesse de ceux qui les font, à leur fougue", note le commissaire. "A chaque attaque, on a l'impression qu'ils partent à la guerre, confirme dans PJ sur LCI Radio, Jérôme Pierrat, journaliste indépendant spécialiste du banditisme et auteur d'un remarquable documentaire pour Canal + sur "les caïds des cités". Ils se foutent royalement de l'horaire et ils compensent la mauvaise préparation de l'affaire par une surabondance d'armement et de moyens. C'est souvent spectaculaire et peu lucratif. Mais il y a un côté kamikaze, ils partent du principe que s'il y a confrontation avec les forces de l'ordre, ils l'emporteront".
Tant pour le journaliste que pour le policier, trois éléments distincts, remontant aux années 90', ont permis la montée dans les sphères du grand banditisme de ces petits caïds de banlieue : l'ouverture des frontières (Schengen), l'arrivée des téléphones portables et la fin du conflit en ex-Yougoslavie qui a entraîné le déversement de centaines ou de milliers d'armes de type kalachnikov sur le marché noir. "C'est une espèce de tiercé maudit", note le journaliste. Ces armes se revendent notamment en Seine-Saint-Denis car c'est là que se trouve la plus grosse communauté d'ex-yougoslavie. "Il s'agit de trafic de fourmis, il y a des groupes serbes qui ont des opportunités par leurs connaissances natales de faire venir ces armes, explique le commissaire Douchy. Ils les ramènent par petits lots de 4-5 armes, qu'ils refourguent dans leur cité, où la demande est très forte". Ces trafiquants d'armes en provenance d'Europe de l'Est, Jérôme Pierrat en a rencontré un. On le surnomme PSG. Regardez deux extraits de son documentaire, dans lequel il explique comment il se procure des armes de guerre et lesquelles il revend le mieux.
- Caïds des cités (extrait 1) - 29 s
- Caïds des cités (extrait 2) - 55 s
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