Trois des quatre gardés à vue dans l'enquête sur l'affaire du CRS blessé à la tête par un pavé lancé d'un immeuble à Noisiel en Seine-et-Marne, le 2 mars, ont été mis en examen et écroués vendredi. Ces trois jeunes, âgés de 20 à 21 ans et originaires de Seine-et-Marne, ont été mis en examen pour "tentative de meurtre sur agent de la force publique, en bande organisée", et ont été "placés sous mandat de dépôt" car "ils sont montés sur le toit dans le dessein de lancer des projectiles sur la police", a annoncé le procureur de la République à Meaux.
CRS blessé : diffusion d'un portrait robot d'un agresseur présumé
Un portrait robot d'un des agresseurs présumés du CRS blessé à la tête mercredi par un pavé lancé d'un immeuble à Noisiel, en Seine-et-Marne, a été diffusé vendredi.
Publié le 04/03/2011
Le CRS blessé à la tête va "mieux"
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a rendu visite au CRS grièvement blessé à la tête mercredi soir par le jet d'un pavé à Noisiel. "C'est un guet-apens, un acte d'une totale barbarie, d'une incroyable folie criminelle", a-t-il dénoncé.
Publié le 03/03/2011
Les trois jeunes ont expliqué avoir été "exaspérés, mécontents de voir que leur terrain de jeu habituel était occupé par des policiers", a poursuivi le procureur. "Ils ont pris la décision délibérée de monter sur les terrasses pour jeter des projectiles sur les policiers, ils ont monté une bouteille de rhum et les pavés étaient plutôt sur place", a-t-il ajouté, en précisant que les jeunes disent "ne pas avoir visé les policiers". L'un des trois mis en examen a, selon nos informations, avoué, durant sa garde à vue, être l'auteur du jet qui a blessé le CRS : son ADN avait été retrouvé sur le projectile et sur une terrasse de l'immeuble. Toujours d'après nos informations, ses deux comparses ont quant à eux jeté les bouteilles sur les CRS. Leur ADN a également été relevé sur les lieux.
Sorti de l'hôpital
Après avoir recueilli deux témoignages sur la présence de jeunes hommes sur le toit de l'immeuble le soir du drame, la brigade criminelle du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Versailles, chargée de l'enquête, avait diffusé le 4 mars le portrait robot d'un des agresseurs présumés. Le parquet de Meaux avait ouvert le 8 mars une information judiciaire pour "tentative de meurtre sur agent de la force publique, en bande organisée". Dans ce dossier, deux autres jeunes, qui avaient été placés en garde à vue, ont été remis en liberté.
Jeudi, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant s'était rendu discrètement à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière au chevet du CRS de 33 ans, qui est sorti récemment du coma et a pu commencer à recevoir les visites de sa famille. Le 2 mars vers 18 heures, le policier procédait avec les collègues de sa compagnie, basée à Jarville, près de Nancy en Meurthe-et-Moselle, à des contrôles routiers aux abords de la gare RER de Noisiel, lorsque des projectiles avaient été lancés vers eux d'un immeuble proche. Le CRS blessé a quant à lui quitté l'hôpital ce vendredi, selon le directeur de la DRPJ. Il a "retrouvé des facultés motrices et de paroles". Il faut toutefois "rester prudent sur les séquelles", a-t-il indiqué.
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