Seize commissariats et postes de police des Hauts-de-Seine sont concernés. Depuis vendredi, ils ont reçu des tracts signés Action Directe (AD), annonçant la réactivation de ce groupuscule armé d'extrême gauche, a-t-on appris mardi de source policière. Sur les tracts figurent notamment les phrases "A bas la dictature capitaliste. Flics, vos jours sont comptés. Nous commencerons l'extermination par le 92", qui, selon la même source, ciblent exclusivement les Hauts-de-Seine.
Jean-Marc Rouillan en liberté conditionnelle
Le dernier membre du noyau dur du groupe de lutte armée Action Directe, Jean-Marc Rouillan, condamné en 1987 pour l'assassinat du PDG de Renault, bénéficie depuis vendredi d'une liberté conditionnelle.
Publié le 18/05/2012
Rouillan reste en prison
La semi-liberté du cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe lui avait été retirée en octobre à la suite d'une interview controversée.
Publié le 04/12/2008
Retour à la case prison pour Jean-Marc Rouillan
Le régime de semi-liberté du cofondateur d'Action directe a été révoqué par le Tribunal d'application des peines après la parution d'une interview dans L'Express.
Publié le 16/10/2008
Affaire Rouillan : l'avocat promet un "débat technique"
Le cofondateur d'Action directe a vu jeudi sa semi-liberté provisoirement suspendue pour avoir laissé entendre dans la presse qu'il ne regrettait pas ses crimes.
Publié le 02/10/2008
Les tracts ont été reçus dans sept postes de police le vendredi 25 février, sept lundi et deux mardi. Une enquête a été ouverte vendredi par le parquet antiterroriste de Paris. La section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été saisie de cette affaire. Les tracts portent en haut à gauche l'étoile d'AD et en haut à droite "à la mémoire de", avec les noms des dirigeants du groupe Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron, décédée en 2006.
Les premiers tracts ont été envoyés neuf jours après l'appel par le parquet de la mesure de semi-liberté accordée à l'ancien leader d'AD, Jean-Marc Rouillan. Il est le dernier membre du groupuscule à passer ses jours et ses nuits en prison pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et d'un ingénieur général de l'armement, René Audran, en 1985. AD a revendiqué ou s'est vu attribuer près de 80 attentats, dont plusieurs meurtriers, entre sa création en 1979 et son démantèlement en 1987.
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