Loiret : arrestation d'un ex-preneur d'otage évadé d'un asile

Par TF1 News (d'après agence), le 15 mars 2011 à 13h00 , mis à jour le 15 mars 2011 à 18h32

Un homme de 63 ans qui s'était évadé début mars d'un asile psychiatrique où il avait été placé après une prise d'otage en novembre à Orléans, a été arrêté mardi.

Prise d'otage Orléans © TF1

Un homme de 63 ans qui s'était évadé début mars d'un asile psychiatrique où il avait été placé après une prise d'otage en novembre à Orléans, a été arrêté mardi et mis en examen pour séquestration arbitraire et violences volontaires avec arme, a-t-on appris auprès du parquet. L'homme a été mis en examen pour "séquestration arbitraire avec libération avant le septième jour" et "violences volontaires avec arme et sans ITT", a annoncé le procureur de la République d'Orléans, Franck Rastoul, lors d'une conférence de presse. Le parquet a demandé le placement en détention provisoire de l'homme qui encourt cinq ans de prison.

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Mohamed Djouad a été arrêté peu avant 11 heures à Olivet, dans la banlieue  d'Orléans, et placé en garde à vue au commissariat central de la ville. Cet homme avait fugué le 3 mars du centre hospitalier psychiatrique Daumezon, à Fleury-les-Aubrais, près d'Orléans, où il avait été interné d'office en décembre quelques jours après la prise d'otage. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt lancé par un juge d'instruction. Mohamed Djouad avait annoncé lundi à la République du Centre son intention de se rendre rapidement. Sa cavale l'a mené en Bretagne, dans le Loiret et en région parisienne, selon le procureur.

Le 26 novembre dernier, cet ancien plombier originaire d'Algérie, armé d'un  pistolet-mitrailleur qui s'est révélé factice, avait pris en otage pendant plus de sept heures le directeur de la voirie de la Communauté d'agglomération  d'Orléans, Jean-Pierre Degorgue. très vague sur les raisons de son geste, le preneur d'otage avait cependant évoqué sa volonté de se venger du milieu politique local qui avait selon lui entravé ses projets professionnels. Le directeur avait été relâché sain et sauf en début de soirée après de longues heures de négociations par les spécialistes du Raid.

Dans son interview au quotidien régional, menée dans une église près d'Orléans, Mohamed Djouad avait expliqué qu'il était "prêt à payer (sa) dette à la société". Il y dénonçait toutefois comme "totalement injustifié" son placement d'office en établissement spécialisé et expliquait qu'il souhaitait être entendu par un juge. Une première expertise psychiatrique avait jugé Mohamed Djouad  "schizophrène et paranoïaque" et avait conclu à son "abolition totale du  discernement au moment des faits". Son placement d'office lui avait évité un  procès pénal. Mais une nouvelle expertise judiciaire, réalisée par un collège d'experts et qui vient d'être révélée au juge d'instruction, a conclu à une "altération légère du discernement sans altération du contrôle de ses actes". Cette expertise considère qu'au moment des faits, il était "paranoïaque mais sans  délire", ce qui ouvre la voie à des poursuites pénales, a assuré le procureur.

Par TF1 News (d'après agence) le 15 mars 2011 à 13:00
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1 Commentaires

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  • a1n2n2e3, le 15/03/2011 à 19h08

    Pas dans un état psychotique au moment des faits donc responsable . Bon courage , Monsieur . Soignez-vous sans interrompre votre traitement et la vie pour vous sera transformée !

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