Les corps de 104 victimes du crash du Rio-Paris sont arrivés en France le 16 juin 2011 © TF1-LCI
- Crash Rio-Paris : les corps sont arrivés en France - 01 min 16 s
Rio-Paris : les experts relèvent une "confusion" dans l'équipage
Les experts judiciaires, qui ont analysé les deux boîtes noires de l'Airbus Rio-Paris qui s'est abîmé en mer au large du Brésil, font état dans un nouveau rapport de "confusion au sein de l'équipage" sans tirer de conclusion.
Publié le 04/10/2011
Vol Rio-Paris : le rapport du BEA ne convainc pas
Le BEA affirme avoir identifié une série de défaillances des pilotes du vol Rio-Paris d'Air France. Mais la compagnie aérienne, un syndicat de pilotes et les familles des victimes réfutent cette seule théorie et mettent en exergue les défaillances techniques de l'Airbus A330.
Publié le 29/07/2011
Vol Rio-Paris : les dernières paroles des pilotes
Le BEA a diffusé vendredi l'enregistrement des dernières mots des pilotes du vol Rio-Paris d'Air France. Alors qu'ils luttent pour reprendre le contrôle de l'appareil qui a décroché, la tension ne cesse d'augmenter dans le cockpit jusqu'au drame final.
Publié le 29/07/2011
Vol Rio-Paris: le BEA donne ses recommandations
Après la publication de son troisième rapport d'étape sur le crash du vol Rio-Paris, le bureau enquête accident a fourni aux autorités une liste de plusieurs recommandations visant à améliorer la sécurité des avions.
Publié le 29/07/2011
Crash du Rio-Paris : l'équipage mis en cause
La formation des pilotes du vol Air France Rio-Paris et la manière dont ils ont réagi aux circonstances de vol sont mises en cause vendredi dans un nouveau rapport du Bureau d'enquête et d'analyses (BEA). Air France réfute ce scénario.
Publié le 29/07/2011
Crash du vol Rio-Paris : les circonstances exactes enfin révélées ?
Un nouveau pan du voile entourant les circonstances de l'accident du vol AF 447 Rio-Paris, doit être levé vendredi avec la publication d'un rapport très attendu du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).
Publié le 28/07/2011
TF1 News : Que va-t-il se passer une fois les dépouilles du crash du vol AF447 arrivées à Bayonne ce jeudi ?
Colonel François DAOUST, chef de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) : Les dépouilles vont être envoyées dans un ou des instituts médico-légaux (IML) que les magistrats en charge de l'enquête sur le crash auront désignés (ndlr : jeudi matin, on apprenait que toutes les dépouilles allaient être transférées à l'IML de Paris). Ces magistrats vont ensuite faire en sorte que les travaux d'identification soient conformes au protocole international mis en place depuis une dizaine d'années. Une identification qui permet aux familles de faire leur deuil. Humainement et psychologiquement, c'est quelque chose d'incontournable et qu'il convient de mener jusqu'au bout. Donc sous l'égide d'Interpol, un protocole scientifique très précis a été établi.
TF1 News : Quelles sont les différentes étapes de ce protocole d'identification ?
F.D. : La première étape est de constituer un dossier "ante mortem" de la victime. Ce dossier se compose des différents éléments qui caractérisent la victime mais de son vivant. D'abord sur le plan médical : a-t-elle eu une opération particulière, une fracture ou une prothèse ? Même chose avec les dents, on récupère le dossier s'il en existe un. On récupère également l'ADN des ascendants ou des descendants de la victime à fin de comparaison. Enfin, on collationne les bijoux dont la famille peut dire qu'elle les portait ce jour là. Un grand nombre de données "ante mortem" ont déjà été récupérées il y a deux ans, au moment du crash, par les Brésiliens qui, à ce moment là, avaient procédé à l'identification des cinquante premiers corps repêchés dans la zone du crash.
La seconde partie du protocole consiste à constituer des dossiers "post mortem". Cela passe par des examens médico-légaux pour voir là aussi s'il n'y a pas eu des opérations antérieures ou une fracture, ainsi que par des examens odontologiques s'il reste des dents.
TF1 News : Comment se passe la comparaison des données collectées ?
F.D. : Ensuite, toutes ces données ante et post mortem sont entrées dans un logiciel international préconisé par Interpol qui va nous proposer des possibilités de correspondances entre les dossiers. Cette phase là se déroulera dans nos locaux, à l'IRCGN. Une commission d'identification se réunira ensuite. Composée par les médecins légistes, les dentistes, les biologistes, un représentant d'Interpol et un spécialiste de l'identification, cette commission va réétudier au cas par cas les correspondances proposées pour être sûr qu'elles sont pertinentes pour une identification.
TF1 News : Combien de temps cela va-t-il prendre ?
F.D. : Cela va prendre du temps. Pour vous donner un ordre d'idée, l'identification des 50 premiers corps, il y a deux ans, avait nécessité deux mois de travail. Pour les 104 nouvelles dépouilles, jusqu'à une quarantaine de personnes vont être mobilisées pendant plusieurs semaines.
TF1 News : A quoi ressemble un corps lorsqu'il est resté immergé pendant deux ans dans l'eau ?
F.D. : On évite de trop en parler, pour les familles. Mais ces corps ont été abîmés par le choc du crash. Et ensuite, la nature fait le travail, évidemment. La température à 2-3° et l'absence quasi-totale d'oxygène ont ralenti le processus de détérioration, mais il n'empêche qu'après deux ans, les corps sont forcément détériorés.
TF1 News : Des soutiens psychologiques vont-ils être mis en place pour toutes les personnes qui vont travailler sur ces identifications ?
F.D. : C'est toujours le cas après une catastrophe. La cellule psychologique est mise en place aussi bien pour ceux qui travaillent sur le post mortem que pour ceux qui travaillent sur l'ante mortem. Car ces derniers qui font un travail de collecte d'informations auprès des familles absorbent par empathie la souffrance des familles et parfois se projettent en se disant "et si ça m'était arrivé à moi" etc ... Pour tous, il existe ensuite des séances de débriefing pour évacuer toute cette charge émotionnelle et évacuer certaines visions pour ceux qui ont travaillé sur les corps.
| Les débris arrivent près de Toulouse, ajoutant au puzzle |
Les deux camions transportant des débris du Rio-Paris sont arrivés jeudi après-midi dans la banlieue de Toulouse pour être entreposés dans un hangar de la Direction générale de l'armement, a-t-on appris auprès de cette dernière. Ces débris, acheminés par bateau via Bayonne puis par la route, ont ainsi rejoint au centre de DGA Techniques aéronautiques ceux qui s'y trouvent depuis 2009, ajoutant leurs pièces à un macabre puzzle. |
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