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Fillette enlevée et violée : le choc à Niévroz
La fillette de 5 ans, enlevée dimanche à Niévroz et retrouvée quelques heures plus tard, a été violée. Dans le village, l'émotion est d'autant plus grande que les habitants s'étaient mobilisés pour la retrouver. Quant au suspect en garde à vue, il était recherché.
Publié le 13/06/2011
Fillette enlevée et violée dans l'Ain : le suspect mutique
Alors qu'on a appris lundi que la fillette 5 ans, enlevée dimanche à Niévroz, a été agressée sexuellement et violée, l'homme de 39 ans en garde à vue depuis dimanche soir reste mutique. Il était recherché pour non respect du suivi socio-judiciaire.
Publié le 13/06/2011
Délinquants sexuels : en quoi consiste le suivi socio-judiciaire ?
Le suivi socio-judiciaire existe en France depuis 1998. Une mesure de surveillance qui vise uniquement les condamnés pour infractions sexuelles et leur impose de rencontrer régulièrement le juge et de se soigner. Explications.
Publié le 13/06/2011
Mis en examen et écroué. L'agresseur présumé de la fillette de 5 ans kidnappée et violée dimanche dans l'Ain a été mis en examen mardi soir pour "viol et agression sexuelle sur mineur de 15 ans", ainsi que pour "enlèvement et séquestration", a annoncé le parquet de Bourg-en-Bresse. Cet homme de 39 ans avait été présenté au juge d'instruction de cette ville dans l'après-midi. Il risque 20 ans de prison. Il a également été écroué.
"Simulation d'un état de coma". Assis dans un fauteuil roulant, les yeux clos et la tête penchée devant le parquet, cet Isérois avait passé 48 heures de garde à vue durant laquelle il avait observé un mutisme total, a déclaré la procureure de la République, Marie-Christine Tarrare. Après sa présentation devant le juge des libertés et de la détention, il a été transféré à l'UHSI (Unité hospitalière sécurisée interrégionale) de Lyon. Un médecin qui l'a examiné à nouveau lundi soir a estimé que son état était parfaitement compatible avec la garde à vue et qu'il "s'agissait d'une simulation d'un état de coma", a souligné la magistrate.
Des prélèvements ont été effectués dans le véhicule de ce chaudronnier de profession, où des cheveux ont été retrouvés. Des appareils numériques ont été saisis à son domicile, un bungalow loué dans le camping de Villette-d'Anthon (Isère).
Le pédophile présumé était déjà recherché. Et ce pour non respect du suivi socio-judiciaire auquel il était soumis après une condamnation en 2009 dans l'Ain pour "diffusion d'images à caractère pédo-pornographique", des faits remontant à 2007 et 2008. La peine, 6 ans de suivi socio-judicaire, avec injonction de soins pouvait se transformer en un an de prison ferme si les obligations judicaires n'étaient pas respectées. Un juge d'application des peines de Vienne (Isère), département où il s'était installé en août 2010 avait lancé le 9 juin "un mandat d'amener pour le 14 juin" car il n'avait pas répondu à "au moins une convocation", a dit le parquet. Il a souffert de troubles psychiatriques durant plusieurs années a précisé la magistrate. Ayant failli à son suivi socio-judiciaire en manquant trois rendez-vous de soins ou des services sociaux des services pénitentiaires, il devait être "arrêté" mardi matin et conduit devant le juge d'application des peines, a indiqué le parquet de Vienne.
La petite fille a été agressée sexuellement et violée. Lundi, après avoir été hospitalisée, elle a pu regagner le domicile de ses parents. La petite fille, que la procureure a qualifiée de "très courageuse a pu s'expliquer en toute sérénité devant les enquêteurs". Elle avait disparu devant chez elle alors qu'elle faisait du vélo. C'est une riveraine de la commune qui a aperçu le suspect "l'éjecter de sa voiture" vers 18 heures, au moment où les gendarmes allaient activer le plan "alerte enlèvement".
Le ravisseur présumé a été rapidement repéré. Son véhicule a été pris en chasse et stoppé grâce à des barrages routiers. Sa voiture a percuté de "plein fouet un véhicule de la gendarmerie avant d'être projetée sur un véhicule civil" sans faire de blessés.
La société doit "protéger" contre les prédateurs sexuels, dit Guéant. Interrogé par trois députés de l'Ain, le ministre de l'Intérieura estimé, mardi lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, que la société se devait de "protéger contre les prédateurs sexuels", après le viol de la petite fille. Selon Claude Guéant, "c'est ce que nous faisons depuis 2007". "La loi de 2008 a établi la rétention de sûreté, vis-à-vis des criminels les plus dangereux", a-t-il rappelé. "Vous avez voté contre", a lancé le ministre de l'Intérieur à l'adresse de l'opposition. Il a également évoqué "l'idée d'une castration chimique".
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