- Heurts aux Tarterêts : des journalistes pris à partie - 01 min 44 s
Tarterêts : les jours de la fillette blessée ne sont "plus en danger"
La petite fille de 9 ans était plongée dans le coma depuis qu'elle a reçu un projectile à la tête dimanche soir lors de violences dans cette cité de l'Essonne.
Publié le 08/06/2011
Fillette dans le coma : Guéant s'en prend aux "bandes"
Le ministre de l'Intérieur s'en est pris lundi aux "bandes" qui tendent des "guet-apens" à la police, estimant que la fillette qui a été grièvement blessée dimanche soir dans l'Essonne en était une victime.
Publié le 06/06/2011
Heurts aux Tarterêts : des journalistes pris à partie
La tension restait vive lundi et l'équipe de TF1 a été prise pour cible dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, où une fillette a été grièvement blessée la veille en marge de heurts entre jeunes et policiers.
Publié le 06/06/2011
Il était environ 21h quand des jeunes encapuchonnés ont entrepris de jeter des pierres en direction des forces de l'ordre qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Ces incidents se sont produits dans le bas des Tarterêts, à l'opposé de l'endroit où s'étaient déroulées les violences de la veille. Selon une source policière, les incidents ont été provoqués par "deux groupes d'une trentaine de jeunes" qui ont visé les policiers avec divers projectiles dont des cocktails molotov et "ont exhibé des armes sans doute réelles". Dans la journée déjà, des jeunes avaient maintenu la pression, sur trois journalistes cette fois, qui ont porté plainte. Parmi eux : une équipe de TF1. Voir la vidéo > Heurts aux Tarterêts : des journalistes pris à partie.
Désaccord sur la nature du projectile
La police et le père de la fillette ont fait part mardi de leur désaccord sur la nature du projectile qui a touché l'enfant, lequel était dans un état stationnaire. Le certificat médical délivré dès dimanche soir par les médecins de l'hôpital Necker à Paris, où la fille de neuf ans se trouve plongée dans un coma artificiel, mentionne une "plaie non saignante circulaire de 5 cm de diamètre", selon une source policière. "Il s'agit de l'avis d'un médecin, pas d'un expert", a précisé cette même source. Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) dans l'Essonne, Jean-Claude Borel-Garin, s'est montré tout aussi dubitatif: "Qu'on m'explique comment une balle de défense qui mesure 3 cm de diamètre peut faire un hématome de 5 cm, même en tenant compte de l'écrasement de la balle".
Depuis lundi, les parents de l'enfant mettent en cause la police, évoquant "une balle de flashball". "En l'état actuel des informations (...) aucun lien ne peut être établi entre les blessures de la fillette et un tir policier" avait répondu un porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Et selon le DDSP, "le certificat parle d'une plaie circulaire, mais ce n'est pas dit qu'il s'agit d'un cercle parfait qui, dans ce cas, pourrait éventuellement correspondre à une balle de défense". Mais le père reste convaincu que le projectile qui a blessé son enfant a bien été tiré par un pistolet lanceur de balles de défense d'un policier, même s'il a dit mardi à l'AFP "préférer attendre les résultats de l'enquête avant tout". Son épouse, qui se trouvait juste à côté de sa fille au moment où celle-ci a été touchée à la tempe, doit être entendue mardi par les enquêteurs. Mardi, l'avocat de la famille de la fillette s'est dit convaincu qu'elle avait "été touchée par un tir policier" et a évoqué "une défaillance" de commandement.
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