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Adolescente égorgée à Lucéram : le suspect et les psychiatres


le 08 septembre 2012 à 16h05 , mis à jour le 08 septembre 2012 à 16h06.
Temps de lecture
3min
gendarmerie

Image d'archives / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversLe marginal qui a avoué le meurtre de Sabrina Parisi, 17 ans, est-il accessible à une sanction pénale ? Une première expertise psychiatrique menée ces deux derniers jours a conclu à l'affirmative. Mais il semble présenter de sérieux troubles psychiatriques. D'autres experts devront l'examiner.

Sabrina Parisi, 17 ans, était une bachelière sans histoire qui s'apprêtait à entrer en faculté de lettres. Jeudi, en début d'après-midi, elle avait été retrouvée morte, égorgée, au premier étage de son domicile du village de Lucéram, dans les Alpes-Maritimes. La gendarmerie avait été alertée peu auparavant par le coup de téléphone d'un marginal s'accusant du crime. Il était 12h40 lorsque l'opérateur avait reçu cet appel, dans lequel le jeune homme avouait de but en blanc : "Je viens de tuer quelqu'un avec un couteau". Il s'exprimait "de façon très froide et analytique", selon Gaël Marchand, commandant du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes. En se rendant au domicile de la jeune fille, les gendarmes devaient découvrir, outre le corps de la victime, frappée d'un coup de couteau à l'abdomen, avant d'être égorgée pendant qu'elle était à terre, son meurtrier présumé : un jeune homme de 24 ans, qui se trouvait sur la terrasse de la maison avec un couteau de plongée. Des tests devaient montrer qu'il n'était ni sous l'emprise de l'alcool ni sous celle d'autres substances.

Samedi, il a été présenté à un juge d'instruction niçois. A l'issue de sa garde à vue, le parquet a ouvert une information judiciaire du chef d'assassinat, qui devrait conduire à la mise en examen et à l'incarcération du jeune homme dans la soirée. Une première expertise psychiatrique menée ces deux derniers jours a conclu qu'il était "accessible à une sanction pénale", a indiqué le parquet. Toutefois, a nuancé une source proche de l'enquête, il semble présenter de sérieux troubles psychiatriques. Il reviendra à de nouveaux experts de déterminer si son discernement était aboli au moment des faits, en d'autres termes s'il peut être condamné pénalement ou s'il doit être interné en hôpital psychiatrique pour recevoir des soins.

Durant son audition devant les gendarmes, ce marginal, qui errait dans la région où sa mère résidait, a une nouvelle fois reconnu les faits, tout en demeurant extrêmement flou sur le mobile de son acte et sur une éventuelle préméditation, selon une source proche de l'enquête. Déscolarisé et en rupture avec ses proches, le meurtrier présumé avait été hébergé pendant un an, jusqu'à l'été 2011, par la famille de Sabrina Parisi. Il était en effet un camarade de classe de l'un des six enfants de cette famille.

Commenter cet article

  • pitzoune : Ce n'est pas la maladie mentale qui marginalise, c'est la façon dont on traite les malades mentaux qui les marginalisent. Mais pas uniquement, l'exclusion, la grande précarité sont aussi à l'origine de souffrances psychiques importantes, qu'il ne faut pas nier ni négliger si l'on veut éviter de tels passages à l'acte dramatique.

    Le 12/09/2012 à 00h23
  • nezdegoret : Arrêtez de le plaindre!!! vous avez pensé aux parents de la pauvre fille !!!!!!

    Le 10/09/2012 à 19h02
  • a1n2n2e3 : C'est la maladie mentale qui marginalise .

    Le 10/09/2012 à 18h19
  • gringoz : Bcp de marginaux développent de tels troubles malheureusement......Ne serait ce pas la marginalité qu'il faudrait traiter afin d'éviter de tels drames ? Les gens ont 10 000 " amis sur FB" mais sont enfermés et seuls tous les jours. A la longue, ils développent certains troubles. Au Japon par exemple, ils ont créés des centres médicaux pour accueillir des gents qui s'enferment à longueur de journées dans le noir pour regarder la télé et surfer sur internet toute la journée et deviennent paranoiaques....

    Le 09/09/2012 à 11h29
  • bill_boquet : "Une première expertise psychiatrique menée ces deux derniers jours a conclu à l'affirmative. Mais il semble présenter de sérieux troubles psychiatriques." Il faut donc poursuivre les expertises jusqu'à ce qu'un expert le déclare fou.

    Le 09/09/2012 à 06h16
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