"On voit toutes les attaques perpétrées à Toulouse et à Montauban dans l'ordre chronologique, c'est-à-dire l'assassinat du premier soldat, après, les trois soldats et enfin l'attaque de l'école", a détaillé Zied Tarrouche, le chef du bureau de Paris d'Al Jazira. Les vidéos "ont été remontées". "Il y a eu un mixage de musiques et de chants religieux, des lectures, des récitals de versets coraniques", a-t-il ajouté, précisant qu'"on entend les voix de cette personne qui a commis les assassinats" et "les cris des victimes". Concernant le courrier qui accompagne ces vidéos, "c'est écrit en français avec des fautes d'orthographe, de conjugaison", a-t-il indiqué, ajoutant: "C'était quelques petits mots comportant la revendication de ces attentats par soi-disant Al-Qaïda".
La mère d'un para "soulagée"
L'ensemble du pli aurait été remis lundi à la police judiciaire qui aurait authentifié la vidéo. Détail troublant, le colis portait un cachet de la poste en date de mercredi dernier. A ce moment, le siège de l'appartement du "tueur au scooter" avait déjà débuté. Une source policière a indiqué, mardi, qu'il n'était pas l'expéditeur de cette vidéo. Elle a été postée "en dehors de Toulouse", a précisé cette source. Reste à savoir qui a envoyé le paquet.
Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande (Lire : Vidéo de Merah : Hollange juge "extrêmement grave" une éventuelle diffusion), le CSA ainsi que les familles des victimes avaient demandé à ce que ces images ne soient diffusées "sous aucun prétexte" (Lire : Al-Jazira appelée à ne pas diffuser les vidéos des tueries de Merah ). La mère du parachutiste Imad Ibn Ziaten, tué le 11 mars, s'est dite "soulagée" par la décision d'Al-Jazira. "C'est bien, c'est la bonne décision. C'était la seule décision à prendre", a-t-elle déclaré. Le chef de l'Etat a lui salué "une décision raisonnable". Il s'est aussi dit "heureux que l'ensemble du monde des médias français et internationaux considèrent que la diffusion de ces images est une insulte à la mémoire des enfants, des victimes et à la douleur de leurs proches", a-t-il ajouté. "Et je vous dis tout de suite que si elle devait être détournée par des télévisions appartenant ou proches d'organisations propageant des idées terroristes, nous n'hésiterons pas à faire ce qu'il faut pour empêcher la diffusion du signal", a-t-il assuré lors d'un déplacement à Guérande, en Loire-Atlantique.








