"A ce stade des investigations, tout indique qu'aucune faute disciplinaire ou manquement à la déontologie policière n'ont été commis à l'occasion de cette intervention", est-il écrit après les premières déclarations des policiers présents. La préfecture de la Somme va néanmoins "poursuivre ses investigations sur la question des propos et des comportements inappropriés allégués par des
riverains", est-il précisé.
Le 12 août, après l'interpellation d'un automobiliste qui roulait à contresens à proximité d'une cérémonie de deuil, des policiers avaient fait usage notamment de gaz lacrymogènes "pour se dégager" alors qu'un "attroupement hostile (s'était) rapidement formé". Une opération jugée "excessive" par plusieurs habitants.
Evaluation à venir
Le préfet de la Somme Michel Delpuech a demandé au directeur départemental de la sécurité publique, en charge de l'enquête administrative, "de renouveler les consignes de mesure dans l'utilisation des moyens de défense collectifs, qui doit toujours répondre au principe de nécessité et de proportionnalité" et "doit rester exceptionnelle". Il souhaite également "procéder à une évaluation des services d'ordre mis en place durant les nuits du 12 au 13 et du 13 au 14 août 2012, en particulier en termes de positionnement de la chaîne hiérarchique, d'efficacité technique des dispositifs déployés face aux difficultés rencontrées et de circulation de
l'information", c'est-à-dire quels ordres ont été donnés, par qui et à quel niveau.
L'intervention policière du 12 août avait fait office de détonateur pour les violents affrontements de la nuit suivante, qui avaient fait dix-sept blessés chez les policiers et des millions d'euros de dégâts dans le quartier d'Amiens-Nord.










