Des heurts avaient éclaté à Clermont-Ferrand après l'interpellation musclée d'un homme lors du Réveillon © TF1/LCI
Arrestation à Clermont-Ferrand : l'IGPN relève une immobilisation irrégulière
Après le décès d'un interpellé début janvier, la police des polices met en cause une technique appelée "pliage" employée par les policiers après l'arrestation de Wissam El-Yamni. Une technique non enseignée à l'école de police.
Publié le 31/01/2012
Clermont-Ferrand : Wissam n'est pas mort sous les coups des policiers
L'autopsie de Wissam El-Yamni, mort à la suite de son interpellation à Clermont-Ferrand la nuit de la Saint-Sylvestre, exclut une mort traumatique, due à des coups des policiers, a annoncé le parquet mardi.
Publié le 24/01/2012
2000 manifestants réclament "justice pour Wissam" à Clermont-Ferrand
2000 personnes ont défilé samedi après-midi pour réclamer "justice" et "vérité" dans l'affaire Wissam El-Yamni, dont la mort suite à son interpellation a suscité plusieurs nuits de tension cette semaine et une forte colère contre la police.
Publié le 14/01/2012
Enquête ouverte après une interpellation musclée à Clermont-Ferrand
Une information judiciaire pour coups et blessures volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte par le parquet après l'arrestation d'un homme, qui a ensuite eu un malaise cardiaque. Plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi en soutien à ce trentenaire.
Publié le 07/01/2012
Tensions à Clermont-Ferrand : des interpellations
Environ douze personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche. Ces tensions font suite à l'interpellation mouvementée lors du réveillon d'un homme, dans le coma depuis.
Publié le 08/01/2012
Clermont-Ferrand : l'homme dans le coma suite à son interpellation est mort
Des centaines de membres des forces de l'ordre dans le quartier de la victime, La Gauthière, sous tension depuis cette interpellation mouvementée, sont déployées lundi soir après cette annonce.
Publié le 09/01/2012
La personne ayant appelé les secours, qui pourrait être Wissam El-Yamni ou bien quelqu'un lui ayant emprunté son téléphone, a précisé le parquet, a fait un faux signalement d'homme blessé. Le quotidien régional Le Progrès citait mardi un policier clermontois affirmant que cet appel de Wissam El-Yamni était "d'attirer les flics dans un traquenard". A son arrivée, le véhicule des forces de l'ordre avait été l'objet de tirs de projectiles. Wissam El-Yamni, 30 ans, a alors été interpellé, dans un état de grande excitation selon la police et sous l'emprise de l'alcool et de drogues.
Le procureur de Clermont-Ferrand a par ailleurs démenti que le jeune homme, dont la mort a été annoncée lundi, ait pu décéder dès son interpellation et être maintenu artificiellement en vie. Après une course-poursuite, il avait été plaqué au sol, menotté puis conduit au commissariat. Il était tombé dans le coma après un malaise cardiaque durant son transport et présentait des fractures et des lésions au cou lors de l'arrivée des secours.
Les deux policiers "en congés"
Selon l'avocat de son frère et de sa soeur, Me Canis, "il y a eu certainement des violences policières, dans un contexte qui n'est pas classique". "La priorité est d'entendre ou réentendre les témoins, des habitants du quartier. L'information judiciaire devra démêler ceux qui sont sincères et ceux partisans", qui partent du principe que les policiers ont forcément commis des violences illégitimes, a-t-il détaillé. L'avocat s'interroge aussi sur la responsabilité d'autres policiers que les deux visés par l'information judiciaire. D'après des témoignages, d'autres ont pu commettre des violences, notamment en utilisant du gaz lacrymogène, a-t-il rapporté.
L'information judiciaire pour "coups et blessures volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" ouverte vendredi a été requalifiée en "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique", a indiqué le parquet. La peine encourue est de vingt ans de réclusion criminelle. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) mène aussi une enquête. Les deux policiers visés "sont en congés", a déclaré le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. "Cela signifie que les deux hommes sont hors du tableau de service." Interrogé sur une possible suspension, il a précisé que "les éléments disponibles sur ce qui s'est passé réellement ne sont pas suffisants pour prendre une position qui soit une position d'équité".
La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et la CGT du Puy-de-Dôme ont estimé mardi que "suspendre" les deux policiers de Clermont-Ferrand visés après l'interpellation controversée d'un homme, décédé lundi, permettrait de ramener le calme dans les quartiers. De son côté, Synergie (second syndicat d'officiers de police) apporte son "soutien" aux policiers mis en cause et dénonce les "petits inquisiteurs" s'en prenant à la police.
| Une nuit plus calme |
La nuit de lundi à mardi a été moins agités que les précédentes, avec cinq voitures brûlées et 17 interpellations. "On a une nette diminution des actes de vandalisme, dissuadés par l'important dispositif" de plusieurs centaines de membres des forces de l'ordre, a annoncé mardi matin la préfecture, décomptant cinq voitures brûlées contre une petite dizaine la veille et une quarantaine l'avant-veille. La préfecture a cependant noté une "forte mobilisation" des policiers par "de très petits groupes isolés", justifiant ainsi "le maintien d'un dispositif important" la nuit prochaine. Environ 400 fonctionnaires de police et de gendarmerie. |
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