Nouveau coup d'éclat du collectif Jeudi Noir. Après la place des Vosges, les militants ont investi un nouvel immeuble vide avenue Matignon à deux pas du palais de l'Elysée pour dénoncer une fois de plus, l'indifférence du gouvernement face à la crise du logement. Visite et réactions face au blocage policier. © LCIL'immeuble de l'avenue Matignon appartenant à Axa était squatté à Paris depuis fin décembre par le Collectif Jeudi Noir. Mardi matin, la justice a ordonné l' "expulsion immédiate et sans délai" du squat.
"Jeudi noir" délogé de son squat à deux pas de l'Elysée
La police a entamé vendredi matin l'expulsion des squatteurs du Collectif Jeudi Noir qui occupaient depuis fin décembre un immeuble de bureaux vide de l'avenue Matignon appartenant à l'assureur Axa.
Publié le 18/02/2011
Policiers devant le squat près de l'Elysée : la justice déboute Jeudi Noir
Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a débouté l'un des membres de Jeudi Noir qui réclamait à l'Etat de mettre fin "au blocus" par la police de l'immeuble occupé par l'association.
Publié le 14/01/2011
"Jeudi noir" installe un squat à deux pas de l'Elysée
Dénonçant les immeubles inutilisés en plein Paris alors que sévit la crise du logement, le collectif a décidé de frapper un grand coup en occupant un immeuble de huit étages appartenant à Axa, avec vue sur la cour de l'Elysée.
Publié le 07/01/2011
Reportage au coeur du squat de Jeudi noir
Nouveau coup d'éclat du collectif Jeudi Noir : après la place des Vosges, les militants ont investi un immeuble vide avenue Matignon, à deux pas du palais de l'Elysée. Leur but : dénoncer l'indifférence du gouvernement face à la crise du logement. Visite et réactions face au blocage policier.
Publié le 07/01/2011
Cette ordonnance d'expulsion a été prise par le tribunal d'instance du VIIIe arrondissement de Paris, saisi en référé par Axa, propriétaire de cet immeuble de bureaux vide de huit étages. "Axa a obtenu l'expulsion de jeunes précaires au coeur de l'hiver. Mais on ne se laissera pas faire, on prépare notre défense", a déclaré à l'AFP Margaux Leduc, porte-parole de Jeudi Noir. Dans l'attente du jugement, les squatteurs avaient entrepris lundi soir de barricader les entrées de l'immeuble, avait constaté l'AFP.
"C'est une décision politique et pas judiciaire", a dénoncé l'avocat du Collectif, Me Pascal Winter, à la sortie de l'audience. Sur place, les squatteurs se disaient "abattus mais pas surpris" par l'ordonnance, ont-ils indiqué à un journaliste de l'AFP. Le tribunal a également ordonné une astreinte collective de 100 euros par jour à compter de mardi s'ils n'évacuaient pas les lieux. Pour que l'expulsion soit effective, il faut désormais qu'Axa demande le recours de la force publique, à moins que les squatteurs ne s'en aillent d'eux-mêmes.
Hygiène et sécurité
Interrogé par l'AFP pour savoir si le groupe Axa allait recourir à la force publique pour obtenir le départ des squatteurs, un porte-parole du groupe a indiqué que "cela dépendrait du Collectif et de sa volonté de quitter volontairement l'immeuble". "Mais effectivement, nous sommes dans la volonté d'obtenir l'évacuation de l'immeuble", a-t-il ajouté.
Depuis le début de l'occupation du bâtiment, Axa explique que pour des raisons d'hygiène et de sécurité, il ne peut laisser des personnes habiter dans cet immeuble de bureaux vide, qui "n'est pas conforme aux exigences requises pour des locaux à usage d'habitation". Le porte-parole a rappelé que "pour les personnes qui se retrouveraient sans logement", Axa a fait auprès du Collectif Jeudi noir "des propositions précises de relogement", dans de vrais locaux d'habitation". Le Collectif Jeudi noir a répété après le jugement qu'il refuserait de quitter volontairement le bâtiment.
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