Chaque année, cette énorme machine qu'est l'organisation du baccalauréat souffre de couacs. Inévitable, au vu de l'ampleur de l'épreuve, qui se déroule au niveau national et concerne tous les lycéens. Le pire cauchemar, pour les organisateurs, étant la fuite des sujets juste avant les épreuves... Le cas de la Ferté-Bernard (et plus précisément, celui des épreuves anticipées passées par 23 élèves du lycée St Paul-Notre Dame) se distingue toutefois pour ce cru 2012. Car contrairement à d'habitude, cette fois, les problèmes ne sont pas venus des élèves et aspirants bacheliers, mais... de leurs parents. Qui remettaient en cause à la fois l'organisation et l'impartialité de l'épreuve. Bien mal leur en a pris, puisque le rectorat de Nantes vient de leur opposer une fin de non-recevoir...
Que reprochaient donc au sacro-saint Bac les parents d'élèves du lycée St Paul-Notre Dame de la Ferté-Bernard ? Tout d'abord, les notes obtenues lors des épreuves par leurs rejetons étaient, en gros, inférieures de 6 points par rapport à leur moyenne de l'année. Ensuite, toujours selon les parents d'élèves, l'anonymat des copies n'avait pas été respecté - et les parengts de regretter que les élèves des différents établissements n'aient pas été mélangés. Sur son compte facebook, l'un des parents contestataires, maire UMP de la Ferté-Bernard, Jean-Carles Grelier, s'était interrogé pour savoir si le fait que les élèves "appartiennent à un établissement privé est (..) la cause de ce saquage en règle". Et la vingtaine de parents d'élèves à l'origine de ce mouvement de grogne de réclamer des vérifications.
Le rectorat s'explique
Y a-t-il eu donc "saquage en règle", selon l'élégante formule du maire UMP de la Ferté-Bernard ? Point du tout, aux yeux du rectorat de Nantes, qui s'est fendu vendredi d'un communiqué pour assurer que les fameuses épreuves anticipées avaient bénéficié d'une "organisation régulière". Certes, les 23 élèves de 1ère S du lycée St Paul-Notre Dame n'ont pas été séparés et placés dans différentes salles lors des épreuves. Mais pour le rectorat, la répartition des candidats dans les classes n'a eu "aucune incidence sur la correction puisque les copies sont mélangées ensuite".
Concernant l'anonymat, il précise qu'"à l'issue de chaque épreuve, les copies ont été normalement anonymées comme pour toutes les copies d'examen". Evoquant "un système de correction habituel", le rectorat affirme enfin que "les copies ont été corrigées par 3 correcteurs, enseignants en 1ere S durant l'année scolaire". Au final, "l'analyse statistique des résultats, à ce stade, ne laisse apparaître aucun caractère aberrant".








