Berre : les parents obtiennent le renvoi du prof, la directrice libérée

le 07 décembre 2011 à 12h47 , mis à jour le 07 décembre 2011 à 22h04

Dossier : Dossier Education

Les parents d'élèves de l'école Notre-Dame de Caderot, qui retenaient depuis mardi soir la directrice et des institutrices pour dénoncer les méthodes d'un enseignant, les ont libérées mercredi à la mi-journée. Ils ont obtenu l'assurance qu'il serait remplacé.

L'école catholique Notre-Dame de Caderot, à Berre L'EtangL'école catholique Notre-Dame de Caderot, à Berre L'Etang © TF1

Depuis mardi soir, une quinzaine de parents d'élèves de CM1 de l'école privée catholique Notre Dame de Caderot à Berre l'Etang, Bouches-du-Rhône, retenaient la directrice de l'école, une secrétaire et trois institutrices pour obtenir le renvoi du professeur de leurs enfants. Mercredi en fin de matinée, ils ont décidé de les libérer. Ils ont en effet obtenu l'assurance du diocèse que l'enseignant concerné par leurs griefs serait remplacé. Un suppléant sera affecté dès jeudi sur le poste jusqu'à la fin de l'année scolaire.
  • Le ras-le-bol des profs du privé

    <b>Témoignages -</b> Mardi, les enseignants du privé battront le pavé à côté de leurs collègues du public. Eux-aussi veulent protester contre les suppressions de postes et les classes surchargées. TF1 News a recueilli leurs doléances.

    Publié le 26/09/2011 Le ras-le-bol des profs du privé
  • Pression scolaire : quand les parents souffrent aussi

    Les effets pervers de la pression scolaire sur les familles des milieux populaires sont au coeur de la journée du refus de l'échec scolaire organisée mercredi par l'Afev. L'association plaide pour un rapport "plus détendu et positif" aux apprentissages.

    Publié le 21/09/2011 Pression scolaire : quand les parents souffrent aussi
  • Des profs tout nus pour défendre leur école

    Pour protester contre le "dépouillement de l'école", une douzaine de profs posent nus pour un calendrier. Ils dénoncent l'abandon par l'Etat de sa mission de service publique d'éducation".

    Publié le 16/09/2011 Des profs tout nus pour défendre leur école
  • "Il ne faut pas assimiler la note à l'élève !"

    Alors que 20 personnalités relayent l'appel de l'Afev à supprimer les notes en primaires, que le ministre de l'Education répond d'un "non", suivi d'un "pas pour le moment", TF1 News interroge un psychiatre sur le sujet.

    Publié le 18/11/2010 "Il ne faut pas assimiler la note à l'élève !"
  • Les parents veulent le renvoi d'un prof, ils retiennent la directrice d'école

    Depuis mardi soir, des parents d'élèves de CM1 d'une école privée catholique des Bouches-du-Rhône retiennent des membres de l'école pour obtenir le renvoi du professeur de leurs enfants.

    Publié le 07/12/2011 Les parents veulent le renvoi d'un prof, ils retiennent la directrice d'école
  • Une directrice d'école prise en otage, "une méthode curieuse" pour Chatel

    Le ministre de l'Education s'est dit surpris des méthodes utilisées par les parents d'une école des Bouches-du-Rhône pour faire renvoyer un professeur.

    Publié le 07/12/2011 Une directrice d'école prise en otage, "une méthode curieuse" pour Chatel
  • Punitions à l'école : ce qui est permis et ce qui ne l'est pas

    Une punition infligée par une école primaire à Toulouse à des enfants a suscité bien des réactions de la part des familles. Au-delà de ce cas précis, comment punir les plus petits ? Quelles sanctions sont autorisées dans ces établissements ?

    Publié le 02/12/2011 Punitions à l'école : ce qui est permis et ce qui ne l'est pas
  • L'amère fin d'année des professeurs stagiaires

    Pour la première fois cette année, les professeurs débutants de collèges et lycées ont fait cours à plein temps. Ces jeunes professeurs se sentent souvent désarmés pour faire cours et dénoncent un manque de formation. Exemple en banlieue parisienne, où l'année a été difficile.

    Publié le 18/06/2011 L'amère fin d'année des professeurs stagiaires
  • Grève dans les écoles : le privé s'y met aussi

    Le mouvement de grève touche aussi l'enseignement privé. Cela faisait 30 ans que ce n'était pas arrivé. La grogne monte et les enseignants manifesteront aux côtés du public.

    Publié le 10/02/2011 Grève dans les écoles : le privé s'y met aussi
Plus d'infos

Parmi les reproches faits au professeur, figuraient des retards dans le programme, un "manque d'autorité" et des "problèmes de sécurité". Le diocèse, qui va recevoir l'intéressé, souligne pour sa part n'avoir été alerté du problème que mardi. "On est soulagé et on espère que le calme va revenir dans la classe et dans l'établissement", a déclaré à la presse l'une des parents d'élèves Elisabeth Planes. Au total, la "prise d'otages" a duré environ 17 heures.

Méthodes "cavalières"

Des syndicats d'enseignants ont regretté mercredi les méthodes "cavalières" des parents. "Le mode choisi par les parents paraît plus que cavalier. Ca montre le  climat dans lequel on est arrivé à séquestrer des professeurs, comme on peut le  faire dans des conflits dans des entreprises suite à des plans de licenciements", a dit à l'AFP Bruno Lamour de la Fep-CFDT, principal syndicat du privé. "On voit des parents qui se situent en consommateurs d'école. Aujourd'hui, l'enjeu de la réussite scolaire est un véritable enjeu pour les enfants mais de là à séquestrer le directeur !", a estimé Christian Chevalier, du SE Unsa (primaire et secondaire). Le cas de Notre-Dame de Caderot "montre qu'il y a nécessité toujours d'entretenir un dialogue entre l'école et les familles pour désamorcer les conflits et éviter qu'ils ne dégénèrent de manière brutale", a dit Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.

le 07 décembre 2011 à 12:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

53 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • zen1494, le 10/12/2011 à 11h13

    Il est inutile de comparer le public et le privé, les enseignants de qualité y sont nombreux dans les deux. Par contre, les parents de cette école privée pouvaient parfaitement changer leurs enfants d'école s'ils ne sont pas contents. La séquestration est un modèle déplorable pour leurs enfants qui pourront croire qu'ils peuvent tout se permettre. Il est désolant que les parents se considère comme des clients, ils ont un rôle éducatif à jouer dans la vie de leurs enfants et en premier leur apprendre le respect et dans ce cas précis, ce n'est pas gagné !

  • robert51, le 09/12/2011 à 09h43

    Ecole privée n'est pas plus payante du tout que le public....avant de parler renseignez vous !!!!

  • jndvdcn, le 08/12/2011 à 17h44

    La méthode est complètement folle mais ça ne m'étonne pas. Nous sommes éditeur d'un service de communication pour les parents et nous sommes sollicités tous les jours par des parents qui ne savent pas à qui s'adresser parce que la communication avec l'école est rompue ou très compliquée.

  • celyna1963, le 08/12/2011 à 16h13

    Au vu des raisons citées dans l'article, leurs agissements semblent exagérés. J'ai un vécu un cas similaire ou ma fille a été prise en grise par sa prof de français en 6ème (la prof jettait son classeur par terre quand ma fille ne comprenait pas quelque chose, la faisait sortie du cours toujours pour le même motif. Refusait de me recevoir lorsque je demandais un entretien, ne répondait ni ne signait les mots mis dans le carnet et c'etait un collège privé catholique. Résultat, j'ai fait une belle lettre recommandé avec accusé de réception au diocèse et à l'êvéché dont nous dépendions et bizarrement la directrice me contacte en me disant que j'avais mal compris leurs propos qu'il gardait volontiers ma fille au sein de l'établissement, toute mieilleuse forcémment les notes chutaient, mon enfant n'était pas perturbatrice ou insolente, les bulletins le confirmaient par un 20/20 en vie scolaire. Changement de collège et pour son plus grand bien !!! Alors les culs bénis et autres à la trappe !!!!!!

  • yohann23, le 08/12/2011 à 13h39

    Taureauxxx .... J'ai une question ! Aujourd'hui il faut savoir qu'un professeur des écoles n'a plus le droit de tapper sur les doigts, ni même de metre un enfant au coin, il n'a même pas le droit de lui faire copier des lignes comme punition ! C'est tout juste s'il à le droit d'élever la voi ! Alors comment faire avec 30 éléves si vous n'avez pas de moyens ? A la maison c'est facile, si l'enfant n'obéis pas il y à les punitions et si il continue c'est carrement la fessée...mais à l'école c'est autre chose...! Et lorsque vous parlez de formation du professeur, vous oubliez que maintenant les professeurs n'auront plus aucun formation (merci a notre gouvernement) puisque maintenant c'est juste un sortant de la FAC qu'un professeur pourra prendre en charge une classe !

  • taureauxx, le 08/12/2011 à 12h44

    Il me semble au contraire que dans ce cas précis, les parents ont agi de façon responsable. Un concensus de 15 parents d'élèves pour une classe de 30 est la preuve qu'il y avait visiblement un problème de dicipline dans cette classe. Peut-on leur reprocher d'avoir agit ainsi, même si la méthode est un peu "cavalière" ? La question que je me pose est : les parents avaient-ils déjà averti le professeur de ce problème puis la Direction de l'école avant d'en arriver là ? Un enfant peut être dicipliné à la maison, et se révéler au contraire très bavard en groupe avec ses camarades si la classe n'est pas correctement tenue. Le professeur en question n'a visiblement pas été suffisamment formé pour gérer ce type de situation.

  • syberya, le 08/12/2011 à 01h03

    @resistons---Je ne résiste pas au plaisir de vous répondre, en ce que @resistons, votre commentaire est si , euhhh comment dirais-je, les mots me manquent, je défaillis tant pour la première fois je me sens " intellectuellement " petite, que dis-je insignifiante devant un PENSEUR tel que vous. Ben du coup j'en perds mon La

  • prek, le 08/12/2011 à 00h51

    Du grand n'importe quoi

  • mcg35, le 07/12/2011 à 23h45

    Si les PARENTS s'occupaient d'EDUCATION, et laissaient à l'ECOLE son rôle d'INSTRUCTION? On mélange beaucoup trop les genres de nos jours.

  • berdi33, le 07/12/2011 à 23h16

    Et dire que certains trouvent ça normal d'en arriver là et en sont "désolés". Quelle misère, quelle tristesse, c'est pathétique. Ces parents preneurs d'otages se rendent-ils compte que leurs enfants rois feront pire qu'eux plus tard ? A moins que ces parents n'étaient pas déjà des enfants rois ?

Lire tous les commentaires

      logAudience