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Béziers : 5 Tchétchènes interpellés, "pas de projet d'attentat connu"

Edité par
le 20 janvier 2015 à 13h55 , mis à jour le 20 janvier 2015 à 18h11.
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4min
infographie Béziers
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Faits divers Cinq ressortissants russes d'origine tchétchène soupçonnés de préparer un attentat en France ont été arrêtés à Béziers et près de Montpellier, indique ce mardi le procureur de la République de Béziers. "C'est une affaire qui n'a pas de connotation religieuse, mais c'est du grand banditisme", a-t-il précisé dans la soirée.

Cinq Russes soupçonnés de préparer un ou des attentats en France ont été interpellés, indique ce mardi le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet.  Les cinq suspects, d'origine tchétchène, ont été placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu. Un des individus a été arrêté à Béziers, les quatre autres près de Montpellier. "De dangereux explosifs" ont été découverts lors des perquisitions.

"On n'a pas déterminé si un projet d'attentat était en cours", a précisé dans la soirée le directeur de la police judiciaire de Montpellier, Gilles Soulier. Les hommes interpellés sont "des gens inconnus des services antiterroristes". "Il n'y a pas de projet d'attentat connu", a ajouté le procureur. "C'est une affaire qui n'a pas de connotation religieuse, mais c'est du grand banditisme. Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi", a-t-il encore indiqué.

C'est ce qu'annonçait déjà LCI dans la matinée, affirmant qu'il y avait bien des projets d'attentats mais dans le cadre de règlements de comptes entre bandes tchétchènes, sans lien avec les attaques de Paris. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

Une douzaine de Tchétchènes arrêtés le jour de la marche républicaine

Selon Le Parisien, les services de renseignement ont procédé à une série d'interpellations dans les milieux tchétchènes de la région parisienne, le 11 janvier, jour de la marche républicaine. Le quotidien rapporte que trois hommes ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" mais n'auraient pas de lien avec les attentats de Paris. Une source proche du dossier a précisé au Parisien qu'un projet d'attentat en France était en cours. Mais il n'y a pour l'instant aucun lien avec les arrestations de Béziers.

 

Une attaque déjouée à Lyon ?

On apprenait par ailleurs, ce mardi, qu'un coup de filet anti-jihadiste opéré à la mi-septembre dans la banlieue lyonnaise aurait permis de déjouer un attentat à Lyon, avec potentiellement pour cible des Juifs. C'est ce qu'affirme le quotidien régional Le Progrès qui s'appuie notamment sur des écoutes figurant au dossier. Parmi les cibles évoquées par le journal, une soirée-débat sur l'antisémitisme organisée le 18 septembre au siège de la région Rhône-Alpes pour marquer les 70 ans du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Rhône-Alpes. A l'issue du coup de filet opéré entre le 16 et le 18 septembre, cinq  personnes avaient été mises en examen, dont les frères Karim et Reda Bekhaled,  dans le cadre d'une enquête du parquet antiterroriste de Paris sur des filières  de recrutement de jihadistes vers la Syrie. Ce dernier avait alors affirmé que les deux frères "nourrissaient l'ambition de mourir en martyr" et projetaient "un passage à l'acte violent imminent".

Ancien membre du groupe Forsane Alizza ("Les Cavaliers de la fierté"), dissous en février 2012, Reda Bekhaled, lors d'une conversation téléphonique  interceptée le 5 septembre par les policiers, avait trahi ses intentions. "C'est pour mi-septembre... il faut tout préparer pour le 16, et après c'est à vue", déclare-t-il dans cette conversation, selon une transcription mentionnée dans une décision judiciaire rendue récemment dans le dossier et que l'AFP a pu consulter. D'autre conversations laissaient entendre que les suspects cherchaient des armes à feu, évoquant à mots à peine couverts pistolet mitrailleur, fusil à pompe et calibre 9 mm. Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)  avaient interpellé notamment, le 16 septembre à Vaulx-en-Velin, Karim et sa  soeur Farida Bekhaled. Dans l'appartement de Reda, dans la même ville, la DGSI  découvrait un fusil d'assaut Kalachnikov prêt à tirer, un gyrophare, une sirène, un brouilleur de portable... Sa télévision était arrêtée sur une image montrant l'emblème du groupe Etat islamique. En fuite pendant deux jours, Reda était finalement interpellé, armé, le 18 septembre à Meyzieu.

Trois autres frères Bekhaled - Mohamed, Farid et Rafik, respectivement âgés de 31, 27 et 29 ans - avaient rejoint la Syrie au second semestre 2013, selon la justice, afin de combattre dans les rangs des jihadistes. Interpol a diffusé trois mandats d'arrêt internationaux à leur encontre, à la demande de la France, pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme". Un autre membre de la fratrie était mort en juin 2014 dans un attentat suicide en Syrie.

Commenter cet article

  • grognoonn : Vite des frontières et des retours aux pays .

    Le 21/01/2015 à 16h17
  • pienegre : Quand certains ont voulu nettoyer ils ont eu tout le monde sur le dos religieux syndicalistes assoces etc et tous les bons francais moyens qui ne sont jamais sortis de leur commune

    Le 20/01/2015 à 21h25
  • pienegre : Curieux subitement on en decouvre partout de ces gens la ...la gauche au pouvoir aurait elle recu une lecon d humilite qui fait qu elle a perdu de son angelisme de sa tolerance de son modele de societe dont elle nous rabattait les oreilles il y a peu de temps Hollande nous assez repete pourtant que l Afrique qui brule nos drapeaux etait l avenir .de la France etc etc..

    Le 20/01/2015 à 21h23
  • chocho100 : Exactement, remettre les frontieres reste la seule solution.

    Le 20/01/2015 à 18h44
  • matger : Et bien nous ne sommes pas près d'être sortis de l'auberge !

    Le 20/01/2015 à 18h39

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