Bizutage à Dauphine : quatre étudiants exclus dont un définitivement
L'université Paris-Dauphine a fait connaître les sanctions qu'elle a prises à l'encontre des étudiants qui avaient fait subir des sévices à un jeune homme lors d'un bizutage.
Publié le 16/12/2011
Bizutage à Dauphine: quatre suspects mis en examen
Quatre membres d'une association étudiante ont été mis en examen jeudi pour violences volontaires en réunion avec arme dans le cadre de l'enquête sur un bizutage dont a été victime fin octobre un étudiant de l'université de Paris-Dauphine.
Publié le 24/11/2011
Bizutage à Dauphine : plusieurs appels à la vigilance
L'étudiant victime d'un bizutage violent a repris les cours à l'université Paris-Dauphine où un conseil de discipline est prévu dans une vingtaine de jours sur cette affaire qui a relancé les appels à la vigilance pour contrer de telles pratiques.
Publié le 06/11/2011
Neuf parents d'élèves sur dix redoutent toujours le bizutage
Officiellement interdit depuis 13 ans, le bizutage fait encore partie des moeurs dans certaines écoles. Une enquête du Comité national contre le bizutage révèle les inquiétudes des parents d'élèves et étudiants.
Publié le 13/09/2011
Bizutage à Amiens : la fermeté de Pécresse
La ministre de l'Enseignement veut ouvrir une enquête après une affaire de bizutage à la fac de médecine d'Amiens révélée par RTL.
Publié le 25/09/2008
L'étudiant a porté plainte au commissariat de sa commune de résidence mais les motifs de la plainte n'ont pas été précisés. Ces agissements "portent atteinte à l'intégrité physique et morale" de l'étudiant, il s'agit d'"un geste odieux et abject qui a appelé une réaction déterminée dès qu'on en a eu connaissance, en fin de semaine", a déclaré Laurent Batsch. L'association a été "immédiatement radiée de l'université", "ses locaux fermés" et un conseil de discipline va être convoqué, "au cours duquel nous traduirons à la fois les responsables de l'association, les membres présents lors de cette funeste séance et le ou les responsables du forfait". La victime venait d'entrer à l'université et "pouvait souhaiter un autre accueil", a commenté M. Batsch, qui a affirmé rester "en contact permanent avec lui et sa famille", saluant "le courage qui est le sien d'avoir porté plainte". Parlant de sa "tristesse" et de sa "colère", il a fait part de sa "détermination personnelle à éradiquer ce genre de pratique".
Wauquiez préconise "vigilance" et "fermeté"
Selon l'université, Japad est "une association ancienne et importante, car elle organise le Gala annuel". Sur son site internet (www.japad.fr), la "Jeune association pour la promotion des activités à Dauphine" précise que "depuis de nombreuses années", elle "met en place plusieurs soirées par an (...), le prestigieux Gala Dauphine dans les locaux de l'Université et le Week-end de Désintégration pour les master 1 et master 2 quittant Dauphine". Bien que le bizutage soit légalement punissable depuis une loi de 1998, imaginée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, il se poursuit parfois dans certaines universités et grandes écoles, lors de réunions fortement alcoolisées. Il entraîne des "traumatismes psychologiques graves" pour 92% des parents d'élèves et 78% y voient "une épreuve humiliante", selon une enquête publiée en septembre dernier par le Comité national contre le bizutage (CNCB).
"Cette affaire illustre la nécessité d'exercer la plus grande vigilance et la plus grande fermeté lorsque des incidents graves se produisent", a estimé Laurent Wauquiez, le ministre de l'Enseignement supérieur, dans une déclaration à l'AFP. "Dès que cette affaire a été connue, nous avons été en contact permanent avec l'université qui a immédiatement réagi", a-t-il précisé, approuvant les sanctions prises par le président de Paris-Dauphine à l'encontre de l'association et sa décision de se porter partie civile. M. Wauquiez a rappelé les mesures prises début octobre pour renforcer le dispositif anti-bizutage: "Un numéro vert a été mis en place dans toutes les académies, les organisateurs de soirées et d'événements d'intégration doivent établir une déclaration préalable, et j'ai demandé aux recteurs et aux chefs d'établissements d'exercer cette vigilance sans faille."
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