Les corps des victimes ont été retrouvés dans les combles aménagés de cette maison ancienne d'un étage, où le feu s'est déclaré. "Il semblerait qu'il ait pris dans la cage d'escalier", a indiqué le procureur qui a ajouté que l'homme décédé "n'était pas le père" des enfants. Evoquant un "contexte de misère sociale" à propos de la famille, il a précisé que "deux hommes, dont l'un a pu s'échapper de l'appartement", se trouvaient sur les lieux au moment du drame. Mais il ne peut pour l'instant pas dire si l'homme décédé était le compagnon de la femme rescapée.
Risque d'effondrement du bâtiment
Une quarantaine de pompiers a été mobilisée dans la nuit pour éteindre le feu, mais les opérations ont été compliquées par l'étroitesse de la rue pavée et par l'accès à la maison, où l'escalier s'est embrasé, a expliqué un pompier. "Il y a eu d'énormes difficultés pour les pompiers car l'escalier avait complètement disparu, le feu repartait de temps en temps", rapporte le maire. Dans cette maison traditionnelle, avec "beaucoup de lambris", un plancher et un escalier en bois, les habitants n'avaient pas d'évacuation sûre, a expliqué le capitaine Fabien Héraux, chef du centre de secours et d'incendie de Paimpol et chef du dispositif, en soulignant l'importance de disposer de détecteurs de fumées et d'incendie.
Les enfants qui ont péri dans l'incendie étaient tous scolarisés dans la même école de Lannion et une cellule psychologique a été mise en place dans la matinée. Un poste de commandement a été installé à proximité de l'incendie, alor que le feu s'est éteint en début de matinée. Les services de police essaient de préserver l'immeuble mais craignent un écroulement du bâtiment. Un magasin de chaussures, au rez-de-chaussée, a été entièrement dévasté par les flammes. En décembre, un autre incendie avait touché trois bâtiments dans cette rue qui doit être réaménagée.
Dans la soirée, une enquête pour "homicides involontaires" a été ouverte. Un chef qui "ne préjuge en rien des conclusions définitives de l'enquête", menée par le commissariat de police de Lannion et la police judiciaire de Rennes, a précisé le procureur de la République de Saint-Brieuc.








