Quatre mineurs ont été interpellés jeudi au lendemain de la violente agression d'un collégien de 14 ans grièvement blessé mercredi près de son établissement à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Quatre jeunes âgés de 15, 16 et 17 ans ont été identifiés, interpellés et placés en garde à vue, selon une source policière. La garde à vue de trois d'entre eux a été prolongée vendredi matin. D'autres interpellations ne sont pas exclues, a dit une source proche de l'enquête. Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a dénoncé ce "déchaînement de violence en réunion" et un "acte ignoble perpétré à l'encontre d'un jeune au parcours scolaire exemplaire".
L'élève de troisième, prénommé Love, transporté mercredi à l'hôpital Necker à Paris par hélicoptère, "était en phase de réveil hier (mercredi) en fin d'après-midi et il a été replongé dans un coma artificiel pour au moins trois jours", a précisé Jean-Louis Brison, inspecteur d'académie du Val-d'Oise. Le collégien a été "violemment frappé à la tête, visiblement avec un objet contondant puisqu'il a une blessure ouverte au crâne", avait précisé Stéphane Baille, délégué départemental adjoint du syndicat Alliance Val-d'Oise. "Son état est stable", selon la principale de l'établissement Martine Tournut, décrivant un "élève qui ne pose aucun problème, avec les félicitations depuis sa sixième. Il doit passer en seconde". Au collège Pablo-Picasso, quelques élèves évoquaient l'agression sans pouvoir donner d'explications. Certains élèves évoquent une histoire de vol de téléphone portable. Une cellule psychologique a été mise en place par le rectorat de Versailles.
Il y aurait eu une dizaine d'agresseurs, âgés de 14 à 15 ans, qui ne font pas partie de l'établissement, selon Frédéric Jung, secrétaire départemental adjoint de Unité SGP Police-FO. Plusieurs pistes sont explorées, notamment celles d'un vol supposé de téléphone portable ou d'un contentieux entre bandes rivales entre deux cités de Garges-lès-Gonesse, selon lui. Une information confirmée par l'inspecteur d'académie qui déclare que "les circonstances ne sont pas totalement connues, le départ est un affrontement personnel". En 2009, l'ex-principal du collège Pablo-Picasso, Patrick Cassou, avait été roué de coups en tentant de s'interposer dans une bagarre entre collégiens à laquelle avaient participé des jeunes qui s'étaient introduits dans l'établissement.








