Le site Copwatch. © TF1/LCISur son site, Copwatch-Nord-Ile-de-France, qui a désormais une nouvelle adresse, a annoncé mardi qu'il "renaît de la censure". "Le ministère de l'Intérieur français a voulu nous interdire. Il a échoué", ajoute-t-il. Il y annonce à nouveau vouloir lutter contre "la répression des forces de sécurité françaises", l'Intérieur n'ayant pas exclu mercredi d'ester en justice à nouveau contre ce site. Des sources syndicales policières ont fait part mercredi à l'AFP de leur indignation. Alliance (second syndicat de gardiens de la paix), par la voix de son secrétaire général adjoint, Frédéric Lagache, a ainsi déclaré avoir saisi l'Intérieur contre la résurgence de ce site. Ses auteurs "ont peur de s'identifier" et "démontrent leur lâcheté", selon lui, ils "ont peur d'être sanctionnés par les tribunaux de nouveau ce qui est inéluctable".
La justice bloque Copwatch
Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d'accès à internet de bloquer l'accès, à partir du territoire français, au site internet qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les "violences policières".
Publié le 14/10/2011
"Copwatch" : l'Intérieur multiplie les pressions
Après le dépôt de plaintes en diffamation contre le site Copwatch, qui donne des informations sur policiers et gendarmes, le ministère de l'Intérieur a déposé un référé d'heure à heure pour obtenir son blocage par les fournisseurs d'accès.
Publié le 07/10/2011
"Nous avons pris contact avec les fournisseurs d'accès dès mardi pour voir comment sur la base de la décision rendue par la justice en octobre, nous pouvions faire bloquer l'accès à cette nouvelle adresse", a déclaré pour sa part le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. "Nous n'excluons pas de toutes façons d'engager une nouvelle action en référé", a-t-il ajouté. "Sur le fond, précise-t-il, le ministère considère toujours que certaines des pages portent atteinte à l'honneur et à l'intégrité des forces de sécurité" et "peuvent mettre en péril la sécurité de policiers et gendarmes et de leur famille".
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait saisi en octobre 2011 la justice en référé contre Copwatch-Nord-Ile-de-France et obtenu gain de cause, le tribunal de Paris ayant ordonné le blocage complet du site et non celui de certaines pages. Claude Guéant avait "salué" cette décision qui, selon lui, avait mis "fin au grave préjudice dont sont victimes les hommes et les femmes de la police nationale". Oeuvre d'un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières", Copwatch-Nord-Ile-de-France avait publié des photos de policiers et de gendarmes, parfois leurs noms, en leur attribuant des propos et en portant sur eux des appréciations.
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