L'avion d'affaires, qui s'est écrasé vendredi dans le Doubs avec quatre Suisses à son bord, tous décédés dans l'accident, avait commencé à se disloquer en vol avant de percuter le sol, a indiqué lundi une source judiciaire. "L'intégrité de l'avion s'est altérée quand il était encore en vol", a déclaré le vice-procureur de Montbéliard Lionel Pascal en charge du dossier.
Un morceau de 50 cm de l'aile droite de l'appareil est en effet tombé à Pierrefontaine-lès-Blamonts, à environ 10 km du point d'impact, et une partie plus importante de la même aile a été retrouvée à Terre-de-Chaux, à 2,8 km du lieu du crash, a-t-il précisé.
L'aéronef de type PC-12 s'est écrasé vendredi soir sur un plateau du territoire de Solemont, à une trentaine de kilomètres de Montbéliard. Il n'y a eu aucun survivant parmi les quatre Suisses qui se trouvaient à bord selon le plan de vol: un pilote de 57 ans, une jeune femme de 20 ans, un homme de 36 ans et un autre de 51 ans. L'avion d'une capacité d'une dizaine de personnes, qui avait décollé d'Anvers en Belgique, se dirigeait vers Gstaad, dans le canton de Berne en Suisse, dans le cadre d'un voyage d'affaires.
Des témoins ont vu la foudre s'abattre sur l'appareil
Selon le magistrat, "des hypothèses pour expliquer qu'un avion se casse en vol, il en existe mais c'est trop tôt pour en avancer une". Des habitants de Solemont ont affirmé avoir vu la foudre s'abattre sur l'appareil, mais "les experts de la gendarmerie sont unanimes, la foudre n'a jamais fait tomber un avion", a dit le vice-procureur.
Le ramassage des débris de l'avion se poursuivait lundi et doit s'achever mardi ou mercredi. Les restes des corps ont été retrouvés et doivent faire l'objet de prélèvements ADN. Pour le vice-procureur, "la priorité est d'identifier précisément les victimes pour des raisons juridiques et humaines".










