Brice Hortefeux assistant aux obsèques d'un policier tué par des cambrioleurs (06/01/2010) © TF1/LCILe 27 décembre dernier, le major Patrice Point était grièvement blessé sur les lieux d'un cambriolage en Seine-et-Marne. Ses agresseurs, deux hommes cagoulés, qui s'enfuyaient au volant du véhicule des propriétaires de la maison cambriolée, avaient foncé sur lui, l'écrasant contre un mur, et avaient réussi à s'échapper malgré les tirs de ses collègues. Patrice Point devait succomber trois jours plus tard, à l'âge de 51 ans, à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre où il avait été transporté par hélicoptère, devenant ainsi le onzième policier tué en service en 2009.
Ses obsèques ont eu lieu ce mercredi à Chessy, à quelques kilomètres du lieu où s'était produit le cambriolage mortel. Plus d'un millier de policier, dont des délégations extérieures au département - ce qui est très rare, selon des sources policières - ont participé à cette cérémonie. Celle-ci a eu lieu dans la cour du commissariat de Chessy, la majorité des policiers présents y assistant dans un autre local où elle était retransmise. Sur Internet, depuis quelques jours, des messages appelaient à participer nombreux aux obsèques faisant état de l'émotion et de la colère des policiers.
"L'impression que les policiers ne sont pas respectés"
"Nous ressentons un sentiment de colère", a décrit Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance (deuxième syndicat des gardiens de la paix). "Une fois de plus on a l'impression que les policiers ne sont pas respectés par les voyous", a-t-il ajouté, faisant part de sa "colère" contre "certains médias" n'ayant "pas relaté cette affaire alors que quand cela concerne une bavure, ça fait la une des journaux".
Brice Hortefeux avait également déploré sur Europe 1, peu avant la cérémonie, la faible médiatisation de cette mort. Et lui aussi assistait aux obsèques. Il a élevé la victime au grade de commandant de police. Il a en outre épinglé au catafalque les insignes de chevalier de la Légion d'honneur, la médaille d'honneur de la police nationale "à titre exceptionnel", a-t-il souligné, ainsi que la médaille d'or pour "acte de courage et de dévouement".
"Il incarnait, de manière anonyme, courageuse et déterminée, le combat de tous les instants que les forces de l'ordre mènent contre la délinquance", a déclaré le ministre. "Dans une société civilisée et démocratique, personne ne peut accepter qu'on n'ait pas plus de considération pour la vie d'un homme, que la vie d'un policier puisse être anéantie, que ceux qui sont en charge de faire respecter la règle et la loi puissent être victimes d'assassinat", a ajouté le ministre. Pour lui, "les auteurs de tels crimes ne méritent que les sanctions pénales les plus lourdes, car ils ne sont pas dignes de notre société".
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