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Saint-Aignan: gardes à vue et informations judiciaires

Edité par
le 21 juillet 2010 à 13h05
Temps de lecture
3min
La tension monte d'un cran dans la région de Saint-Aignan

De nouveaux incidents ont éclatés à Saint-Aignan, où un jeune de la communauté du voyage a été tué dans la nuit de vendredi à samedi par les gendarmes après avoir forcé un contrôle de police. / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversQuatre gitans ont été placés en garde à vue mercredi pour les violences commises dans la vallée du Cher, a annoncé le parquet de Blois qui a ouvert deux informations judiciaires parallèles, sur les circonstances de la mort du jeune Luigi Duquenet et sur les risques encourus par les gendarmes qui tentaient de le stopper.

Quatre gitans ont été placés en garde à vue mercredi pour les violences commises dans la vallée du Cher, a annoncé le parquet de Blois qui a ouvert deux informations judiciaires parallèles, sur les circonstances de la mort du jeune Luigi Duquenet et sur les risques encourus par les gendarmes qui tentaient de le stopper. La première information judiciaire, pour "violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner", vise à éclaircir les circonstances dans lesquelles le gendarme a tué par balle le jeune dans la nuit de vendredi à samedi, a précisé la procureure Dominique Puechmaille. "Des investigations approfondies et des expertises précises sont nécessaires avant d'arriver à une conclusion - qui doit se garder d'être hâtive- pour décrire les circonstances exactes du décès", a-t-elle dit au cours d'une conférence de presse.

La seconde information judiciaire recouvre le périple du jeune gitan avant sa mort, "le vol en réunion" à l'origine de la mobilisation des gendarmes, son "refus d'obtempérer" et surtout la "tentative d'homicide volontaire sur trois gendarmes" lors de sa fuite, a dit la magistrate. "Le véhicule a délibérement foncé sur les gendarmes qui ont dû s'écarter pour le laisser passer", a-t-elle souligné. Le conducteur qui ne s'est toujours pas rendu, contrairement à ses promesses, devra répondre de "non assistance en personne en danger", car "il a fui sans se préoccuper du sort de son passager blessé par balle", a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, les gendarmes ont commencé à identifier et localiser les responsables présumés des violences commises dans la vallée du Cher après le décès, a précisé le colonel Simon-Pierre Baradel, le commandant de gendarmerie de la région Centre. Quatre suspects ont été placés en garde à vue à Blois, l'un pour des menaces de mort contre les gendarmes, les trois autres, dont un jeune de 17 ans, pour les dégradations commises dimanche matin à Saint-Aignan.D'autres interpellations sont prévues, a indiqué la procureure de Blois.

Une réunion pour faire le point le 28 juillet

Dans un communiqué publié mercredi, Nicolas Sarkozy parle d'"événements d'une extrême gravité (...) marquant une escalade de la violence, en particulier envers les forces de l'ordre. Ces événements ne sont pas acceptables". Il annonce qu'il présidera le 28 juillet une réunion pour faire "le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière" (lire notre article), ce qui donne lieu à des critiques de la part d'associations comme la LDH (lire notre article).

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mardi sur place que 300 hommes ainsi que deux hélicoptères resteraient déployés dans la vallée du Cher, où les tensions restent vives. "Les gens du voyage ne sont pas au-dessous des lois et ils ne sont pas au-dessus des lois non plus", a-t-il dit. 
 

Commenter cet article

  • fifi4553 : 4 ont été identifiées pour l'instant sur la centaine de nouches qui sont descendus. c'est facile à comprendre pourtant...

    Le 22/07/2010 à 07h44
  • m1911a1 : "Gitan" n'est pas du tout péjoratif. La communauté des gens du voyage, de par son histoire, est extrêmement riche de métissages, et comporte diverses ethnies dont les Gitans, les Roms, les Manouches, les Tsiganes... Certaines personnes ont dénaturé le mot en l'employant comme insulte ou dans un sens péjoratif, mais le terme lui-même ne l'est pas dans son sens originel.

    Le 22/07/2010 à 07h26
  • eric-88200 : Les gendarmes ? Ils devaient être 4 ou 5 dans la caserne, s'ils étaient sortis ils auraient pu faire quoi , face à des casseurs déterminés et nombreux , qui cassaient tout parce qu'un gendarme avait tiré sur un des leurs? Tirer dans le tas ? Pas génial comme idée !

    Le 22/07/2010 à 06h50
  • edg66 : Certes gitan (avec un petit g cela suffit) a une consonnance péjorative mais un 'chat' est bien un 'chat' quand aux gendarmes, n'oubliez pas que leurs familles vivent aussi à la gendarmerie puisqu'ils sont logés sur leur lieux d'emploi - que pensez-vous qu'ont ressenti leurs épouse et enfants ? Pernsez-vous aussi qu'ils auraient du faire usage de leurs armes ? - SVP, défendons ce qui est défendable

    Le 22/07/2010 à 06h26
  • chelly808 : "Gitan" est un mot assez pejoratif pour designer en fait une communaute de "voyageurs" qui peuvent etre de purs Gaulois. J'en ai fait partie car ma famille vient du milieu du cirque. Je n'excuse pas ce qui s'est passe a St Aignan, mais quand la meme chose arrive dans nos cites avec des Magrebins, on prend soin de les appeler "Jeunes". Jamais on ne specifie leur appartenance a une communaute, religion ou profession. Aussi, j'aimerais que l'on explique ce que les gendarmes faisaient pendant l'attaque???

    Le 22/07/2010 à 03h35
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      ZapNet - Noël : c'est quoi ces animaux aux mains d'humains ?!

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