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DOSSIER : Affaire Merah

Minute par minute - Mort de Merah, le déroulé de la journée

Edité par
le 22 mars 2012 à 08h04 , mis à jour le 22 mars 2012 à 23h22.
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5min
Depuis plus de 30h, Mohamed Merah est toujours retranché dans son immeuble toulousain. Jeudi 22 mars 2012.

Depuis plus de 30h, Mohamed Merah est toujours retranché dans son immeuble toulousain. Jeudi 22 mars 2012. /

À lire aussi
Faits diversAprès la mort en fin de matinée de Mohamed Merah pendant l'intervention des hommes du Raid jeudi midi, le procureur de la République de Paris a détaillé sur ces 32 heures de siège avec le suspect des tueries de Toulouse et Montauban. Une organisation liée à Al-Qaïda a revendiqué celle de l'école.

21h42 : Selon un responsable du renseignement américain, Mohamed Merah figurait "depuis un certain temps" sur la liste noire des personnes interdites de vol aux Etats-Unis. Une liste qui regroupe notamment des suspects de terrorisme.

21h29 : En garde à vue depuis mercredi matin, Abdelkader, le frère du tueur présumé, a affirmé aux enquêteurs qu'il n'était pas au courant de ses projets criminels.

21h10 : Mohamed Merah a séjourné en Espagne en 2007 a annoncé un porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur. Il s'y serait rendu pour participer à un congrès islamiste en Catalogne.

20H15 : Deux rassemblements vendredi et dimanche :
Le premier rassemblement de solidarité avec les familles meurtries aura lieu vendredi à 12h00 sur la place du Capitole, selon la mairie de Toulouse. Une marche silencieuse se déroulera dimanche à Paris à partir de 15h00, de la Place de la Bastille à la place de la Nation, selon les organisateurs.

18h23 : Merah est sorti "de sa baignoire comme un diable" au moment de l'assaut, raconte l'envoyée spéciale de LCI à Toulouse:

18h10 : Le ministère de l'Intérieur "est intervenu" pour faire fermer une "fan page" sur Facebook d'"hommage" à Mohamed Merah, ouverte après la mort de l'auteur des sept meurtres à Toulouse et Montauban, a-t-on confirmé place Beauvau.

18h : Le corps de Merah a pris la route de l'Institut médical de Toulouse où il doit être autopsié.

17h16 :  un impressionnant arsenal. Le tueur au scooter a expliqué avant d'être tué qu'il finançait ses très nombreuses armes avec "des casses, donc des cambriolages qui lui avaient rapporté de l'argent", selon le procureur de Paris. Dans une "Mégane qu'il avait louée" et qui a été retrouvée sur ses indications, "ont pu être retrouvées un certain nombre d'armes, notamment un pistolet mitrailleur Sten, un revolver Python, un fusil à pompe et un fusil mitrailleur Uzi", a précisé le magistrat. Dans un autre véhicule, une Clio, "une arme et un peu d'argent" ont été retrouvés. Enfin, dans l'appartement où il s'était retranché "ont été retrouvés trois chargeurs de pistolets automatiques de calibre 11,43 vides, un pot rempli de munitions de tous calibres", tandis qu'à côté du corps de Mérah se trouvait "un colt 45 avec un chargeur ne contenant plus que deux balles et un sac contenant lui aussi un chargeur".

17h00 : Le père d'Abel Chennouf, l'un des militaires dont la mort a été revendiquée par le tueur au scooter, a déclaré jeudi : "C'est un échec. Pas celui du Raid, qui a fait tout ce qu'il a pu. J'aurais aimé qu'on le questionne, j'aurais aimé savoir pourquoi il a fait ça à mon fils, j'aurais aimé un procès".
> Lire notre article : Ce que l'on sait de Mohamed Merah.

16h15 : Mohamed Merah "a commencé à se radicaliser" dans ses convictions islamistes durant ses périodes de détention, ce qui ne signifie pas que cette évolution est imputable à la prison, a déclaré jeudi le procureur de Paris.

15h53 : Une revendication.Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué, dans un communiqué mis en ligne jeudi, la tuerie dans l'école juive à Toulouse et appelé la France à reconsidérer sa politique "hostile" aux musulmans. Le texte, signé par l'organisation "Jund al-Khilafah" (les soldats du Califat) qui a par le passé revendiqué des attaques en Afghanistan et au Kazakhstan, a été publié sur le site Shamekh, qui diffuse généralement les communiqués d'Al-Qaïda. Selon le communiqué, la tuerie de Toulouse (France) a été perpétrée par "Youssef le Français", qualifié "d'un des chevaliers de l'islam". "Cette opération bénie a ébranlé les piliers sionisto-croisés dans le monde entier (...) et nous la revendiquons", affirme le texte. Le ministère de l'Intérieur n'a pas souhaité faire de commentaire "pour le moment".

14h46 : Autopsie du corps de Mohamed Merah.  Une autopsie du corps de Mohamed Merah devait être réalisée dans l'après-midi à l'Institut médical de Toulouse et non de Bordeaux, comme l'avait indiqué par erreur le procureur.

14h45 :Recherche des complices éventuels.  L'enquête judiciaire sur les trois tueries dont Mohamed Merah a endossé la responsabilité avant de mourir, va se poursuivre et "porter désormais sur la recherche de tout complice", a déclaré le haut magistrat. Il a rappelé que durant le siège Merah a "parlé, expliqué son parcours, son engagement, sa formation au sein d'Al-Qaïda dans la zone pakistano-afghane au Waziristan". Il a rappelé que sa mère, son frère Abdelkader, et la compagne de ce dernier étaient en garde à vue. 

14h42 : Gilet pare-balles et djellaba noire. L'examen du corps a permis de constater que le meurtrier portait un gilet pare-balles et une djellaba noire. Un Colt 45 avec un chargeur ne contenant plus que deux balles a été retrouvé près de lui, a déclaré le procureur de la République.

14h41 : tué d'une balle dans la tête. Mohamed Merah est mort d'une balle dans la tête, atteint par des tirs de riposte,  confirme le procureur de la République. "Il monte littéralement à l'assaut en fonçant avec un colt 45 et continue à tirer en sautant par la fenêtre jusqu'à ce qu'il soit atteint d'une balle dans la tête", a raconté François Molins décrivant l'arsenal extrêmement imposant dont était équipé Merah.

14h40 : si possible l'arrêter vivant. Le Raid avait pour consigne de "tout faire pour interpeller Merah vivant", précise le procureur de la République de Paris.   
> Lire notre article : L'assaut contre Mohamed Merah en questions.

14H38 :  "tu tues mes frères je te tue". Le procureur de la République confirme que le suspect a filmé chacune de ses tueries à l'aide d'une caméra sanglée autour du cou. Cette caméra a filmé des scènes "extrêmement explicites", a dit le haut magistrat. "Tu tues mes frères, je te tue", aurait dit Mohamed Merah en commettant son premier meurtre, selon le procureur. > Lire notre article : Merah a filmé chacun de ses meurtres.

14h37 : la paternité des tueries de Montauban et de Toulouse revendiquée. Le procureur de la république de Paris confirme que Mohamed Merah a revendiqué la paternité des attentats de Montauban et de Toulouse. 

14h35 : point presse du procureur de la République de Paris. François Molins, procureur de la République de Paris, s'exprime sur le dossier de Mohamed Merah et revient sur la chronologie de ces 32 heures de négociations avec le suspect.
> Lire notre article : L'assaut : comment le RAID est parvenu jusqu'à Merah.  

13h09 : "tué" au moment où il sautait du balcon.  Le présumé tueur au scooter Mohamed Merah a été "tué" jeudi par des tireurs du Raid au moment où il sautait du balcon de sa fenêtre en continuant à tirer, selon une source policière. "Quand il est arrivé au sol, il était mort", précise la source.

12h20 : La présidente du Crif Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, a brièvement réagi à la mort de Mohamed Merah, tué alors qu'il résistait aux policiers du raid, en déclarant : "Ce monsieur ne m'intéresse pas, il n'est qu'un instrument de mort".

12h15 : Les procureurs de Paris et Toulouse, François Molins et Michel Valet, ainsi que le directeur central de la police judiciaire, Christian Lothion, tiendront une conférence de presse jeudi à 14h30 à la caserne Perignon à Toulouse.

12h10 :  félicitations de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a félicité les forces de l'ordre qui ont participé à l'intervention. Il fera une intervention radio-télévisée à 13h après une réunion avec les ministres concernés,a annoncé l'Elysée.

12H03 : Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur,  confirme la mort de Mohamed Merah. Le ministre de l'Intérieur confirme que l'homme a été abattu en tentant de fuir par la fenêtre de sa salle de bains.Il a été retrouvé mort sur le sol après s'être jeté armé, par la fenêtre de l'appartement, a-t-il précisé. Il parle d'un assaut d'une rare violence.

12h00 : extrême dangerosité du tueur. Conférence de presse de Claude Guéant sur les circonstances de l'intervention des hommes du Raid qui parle d'"extrême dangerosité du tueur".

11h58 : les trois policiers ont été évacués vers un hôpital le plus proche, selon l'envoyé spécial de TF1.  

11h54 : Mohamed Merah est mort, confirme l'envoyé spécial de TF1 sur place.   

11h38 : Mohamed Merah est mort, en tentant de fuir. Il a été abattu pendant l'intervention du Raid en cherchant à fuir avec une Kalachnikov, selon une information de LCI. Il était aussi porteur d'une sacoche au contenu indéterminé, selon des sources policières. Trois policiers, dont un grièvement, ont été blessés pendant l'intervention, selon une source policière.  300 cartouches au total ont été tirées.  

11h27 : de fortes détonations. Nombreux échanges de tirs entendus autour du logement de Mohamed Merah. Rafale de tirs de plus en plus nourris près de l'immeuble où est retranché Merah. 

11h07 : Info LCI - Merah retranché dans sa salle de bains. Les hommes du Raid ont repéré que Mohamed Merah serait retranché dans sa salle de bains, selon une information de LCI. Ils défoncent les murs un par un pour l'atteindre, mais ont choisi une "progression lente".  

11h00 : dénouement en cours. Une source proche de l'enquête, le dénouement serait en cours dans le siège de l'appartement de Mohamed Merah, alors que se pose la question de savoir si le suspect est toujours vivant. Les hommes du Raid seraient rentrés dans l'appartement de Mohamed Merah.  

10h55 : une progression lente. Selon nos informations, les hommes du Raid auraient choisi une progression lente. L'assaut pourrait durer des heures selon la configuration de l'appartement.

10h30 : trois détonations. Deux puis trois détonations ont été entendues par la journaliste de LCI sur place, mais pour le moment l'assaut n'a toujours pas été donné.  Un véhicule médicalisé des pompiers a pénétré dans le périmètre de sécurité, ont constaté les journalistes.    

9h50 : l'assaut imminent ? Une agitation semble régner autour de l'immeuble toulousain où est retranché Mohamed Merah depuis 30heures. Des dizaines d'hommes du Raid se sont repositionnés autour de l'appartement. La Police a également investi un immeuble voisin. Une civière a été aussi acheminée, sans que l'on puisse en tirer aucune conclusion.

9h10 : Claude Guéant sur place. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu à proximité immédiate de l'immeuble où est retranché depuis 30 heures Mohamed Mérah, soupçonné d'être le tueur au scooter, a constaté une journaliste "Il n'y a rien de nouveau", a-t-on indiqué dans son entourage, interrogé sur l'évolution de la situation. 

8h00 : "mourir les armes à la main". Sur RTL, Claude Guéant a déclaré que Mohamed Merah voulait "mourir les armes à la main". Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré jeudi "espérer" que le présumé tueur au scooter Mohammed Merah était "encore vivant" dans son appartement, s'étonnant que le jeune homme n'ait eu aucune réaction après les détonations déclenchées autour de lui par le Raid.  De plus, a ajouté le ministre, "on a entendu deux coups de feu on ne sait pas à quoi ça correspond". (voir la vidéo : "nous espérons qu'il est encore vivant").

7h16 : "fermé" depuis mercredi soir. Mohamed Merah "semble dans une posture très fermée" depuis mercredi soir et refuse de se rendre, a indiqué une source proche de l'enquête. "Et il a l'air très déterminé", ajoute-t-elle. 

6h25 :  Une des plus longues missions du RAID. La négociation entre les policiers du Raid et Mohammed Merah, est l'une des plus longues menées par cette unité d'élite de la police après celle de la maternelle de  Neuilly en 1993.

Jeudi 5h35 : trois nouvelles détonations. Alors que de nouvelles détonations ont encore été entendues ce jeudi vers 5h35, le Raid maintient toujours la pression sur Mohamed Merah, retranché dans son appartement depuis plus de 26 heures. Deux sources proches de l'enquête ont démenti formellement que les détonations étaient le signe d'un assaut final. "Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", a déclaré l'une d'elles. Selon un spécialiste, les détonations "peuvent en effet provenir de grenades assourdissantes et aveuglantes pour tester les capacités de réaction et peser sur les négociations", un autre estimant qu'elles peuvent aussi annoncer l'assaut, une première explosion faisant sauter la cloison, les autres devant sidérer l'individu et l'assourdir, empêchant toute réaction de sa part. 

2h15 : le silence de nouveau. Par ces différentes détonations, les policiers pourraient éprouver la résistance de Mohamed Merah, cerné dans le logement dont les policiers ont fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.

01h35 environ : nouvelles détonations. Selon Reuters, au nombre de 3, elles sont plus légères que les premières explosions et pourraient provenir d'armes à feu mais leur origine est inconnue. La journaliste de LCI précise que tout le reste de la rue est plongé dans le noir et le calme.

1.22 : l'attente. "Tout est calme", témoigne la journaliste de LCI.

00.30 : "Il n'y a pas d'assaut". Le ministère de l'Intérieur dément les informations selon lesquelles l'assaut a été lancé. "Ce sont des manoeuvres d'intimidation pour mettre la pression sur le forcené qui a, semble-t-il, changé d'avis et ne souhaite plus se rendre", dit à Reuters son porte-parole.

00:05 : le silence. Depuis les trois détonations, l'ambiance est calme, "dans le noir et sans bruit", précise l'envoyé spécial de LCI. 

Mercredi 21 mars : retour sur plus de 24h de tractations : (le rappel des faits en cliquant ici : EN DIRECT : le dénouement approche ?)

23:37 : trois détonations sont entendues, rapportent les journalistes. Elles viennent de l'immeuble où se trouve le "tueur au scooter". Il s'agirait de grenades lancées autour du bâtiment afin d'aveugler et assourdir le suspect, qui ont provoqué des sortes d'éclair dans le ciel. L'assaut des hommes du RAID, qui auraient fait exploser une porte, a commencé selon une source policière présente sur place, affirme Reuters. Une information confirmée par Jean-Pierre Havrin, adjoint au maire de Toulouse à la sécurité.

21 heures : l'éclairage public est éteint dans le quartier. De loin, les journalistes peuvent voir que la façade de l'immeuble où est retranché Merah est éclairée, par des moyens apparemment différents de l'éclairage public classique.
 

20h30 : "Il affirme qu'il veut se rendre bientôt". Sur TF1 le ministre de l'Intérieur Claude Guéant déclare : "Il affirme qu'il veut se rendre bientôt, il voulait le faire de toute façon à la nuit déjà tombée, et nous espérons qu'il va effectivement se rendre bientôt, les conditions de sa reddition sont en cours de négociations". La vidéo : "les négociations sont en cours"

Notre diaporama : le raid suivi partout dans le monde



 

Commenter cet article

  • mogriff : Et ben dis donc je vois qu'il y a beaucoup de juges parmis nous.. A part les blabla des politiciens et ceux qui ont parler a la place de Mohammed vous avez des preuves solides que c'est lui ? C'est horrible ce qui c'est passé c'est un fait mais il était présumé innocent donc pas coupable . Alors chut.

    Le 25/03/2012 à 08h44
  • praslin : Le RAID est au service de la Republique Service de protection indispensable de notre temps !

    Le 23/03/2012 à 15h13
  • lakoredine : Visiblement , ce ne sont pas des gens comme vous qui la défendront , la "société évoluée " !!!!!

    Le 23/03/2012 à 04h22
  • ilesmarquises : @zolgy... Il a eu plusieurs fois l'occasion de se rendre, il ne l'a pas fait... tant pis pour lui.

    Le 23/03/2012 à 00h42
  • belialgoth : Ben leur niveau a vachement baissé en 20 ans... Faut dire que le recrutement y est pour beaucoup. Plus de nageurs de combat ou de parachustistes chevronnés, surtout des triathlètes et des boxeurs de petits clubs. Bref, nous sommes la risée des groupes d'intervention européens, en Espagne ils nous traitent de fous pour ne pas oser utiliser des gaz incapacitants. Pas de quoi se glorifier, sans parler des incompétences politiques qui demandent de capturer vivant un forcené islamiste à qui on a laissé faire une bonne sieste. C'est un véritable miracle qu'aucun fonctionnaire de Police ne soit mort, et c'est tant mieux.

    Le 22/03/2012 à 23h38
      Nous suivre :

      Entre Morano et Philippot, ça clashe, ça clashe...

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