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DOCUMENT EXCLUSIF : Disparues de Perpignan, la dernière lettre de Francisco Benitez

par
le 09 août 2013 à 19h59
Temps de lecture
3min
Le 20 heures du 7 août 2013 : Perpignan : Benitez entendu dans une autre affaire de disparition en 2004 - 499.137
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Faits divers EXCLU TF1. Avant de se donner la mort dans la nuit de dimanche à lundi, Francisco Benitez, le père et mari des deux disparues de Perpignan, a adressé un courriel à ses collègues militaires. TF1 s'est procuré cette lettre dans laquelle il explique se sentir "abattu", "à bout de forces" et avoue son pessimisme quant à l'issue de cette affaire.
"Mon colonel, mes amis". C'est ainsi que commence le message électronique rédigé par Fransisco Benitez, le père d'Allison et le mari de Marie-Josée Benitez, toutes deux disparues depuis le 14 juillet, et adressé à ses collègues avant son suicide. Dans ce courrier, le légionnaire d'origine espagnole revient sur les trois semaines qui ont suivi la disparition de sa fille et de son épouse. "Depuis plus de trois semaines ma fille Allison et ca mère son disparu de une façon inquiétant", écrit-il dans un français approximatif. Il explique qu'il ne supporte plus qu'on le soupçonne de les avoir fait disparaître. Faisant référence à la médiatisation de l'affaire et au rôle des médias, il écrit : "Le plus dure", c'est "comme de habitude d'écouter certains critiques des abrutis sans savoir rien de ma vie prive". 

"Cette après-midi et pour première fois je contacte paris match pour diffusion de une vidéo, vous verrez un autre Benitez et pas celui que vous connaissez", poursuit-il dans cette lettre vraisemblablement rédigée le dimanche, jour où il a transmis à Paris Match son enregistrement. Dans ce message, diffusé le lundi, l'adjudant-chef en charge de recrutement à la Légion étrangère apparaissait très éprouvé, clamant son innocence et délivrant un dernier message d'amour à sa fille.
"Le Benitez que vous connaissez"

"Je me sens abattu et sans force puisque ce trois semaines, sont été très dure à tenir", écrit-il en remerciant son colonel "pour le soutien" qu'il lui "a apporter". "Mais mon optimiste a cessé d'exister", "vue les circonstances". Le légionnaire laisse entendre que les trois semaines qui se sont écoulées depuis la disparition de sa fille et de son épouse laissent penser qu'elles ne reviendront jamais. "Je vous demande svp de pas me juge, mais je suis vraiment au but de mes forces", avoue-t-il avant de demander à son supérieur et ses collègues de se souvenir "tout simplement du Benitez que vous connaissez".

A la fin de sa lettre dactylographiée, Fransico Benitez communique enfin les coordonnées de son frère à son supérieur hiérarchique pour que ce dernier puisse le prévenir. "Désolé pour cette dure tache", écrit-il avant de demander à être incinéré à Perpignan. Il signe d'un"Adc Benitez", adjudant chef Benitez. 

La lettre de Fransico Benitez adressée à son Colonel et à ses collègues avant d'avoir été retrouvé pendu le lundi 5 août sur son lieu de travail.

 

 Disparues de Perpignan : ce que l'on sait de Francisco Benitez, père d'Allison et époux de Marie-Josée ?
Commenter cet article

  • nelly-k : Les présomptions sont accablantes, mais ne constituent pas une preuve de culpabilité. Tant que l'enquête n'a pas abouti, il doit bénéficier de la présomption d'innocence sans vraiment y croire. En espérant que les disparues soient encore en vie malgré le très faible espoir.

    Le 10/08/2013 à 07h59
  • saneman : Triste , mais ...était-il sincère ?

    Le 09/08/2013 à 20h09

      On y croirait presque: ivre, ce conducteur chinois prétend ne pas savoir souffler dans l'éthylotest

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