Ils sont venus pour rendre hommage à Kevin et Sofiane et pour dire "non à la violence". Des milliers de personnes vêtues de blanc ont participé mardi soir à une marche blanche à la mémoire des deux jeunes tués vendredi dernier dans la banlieue de Grenoble.
En fin de marche, sur les lieux du crime, dans un parc de la ville, la mère de Kevin, Aurélie Noubissi, pédiatre, a déclaré: "La douleur est là, une mère qui perd son enfant c'est ce qu'il y a de pire, mais votre amour et votre solidarité me réconfortent. Cette souffrance s'atténuera si la justice de notre pays fonctionne". Des sourates ont été lues par un imam, avant la célébration mercredi à 14 heures des obsèques des deux amis à la mosquée d'Echirolles.
"Faits de grande violence"
Du côté de l'enquête, douze personnes ont été placées en garde à vue pour "assassinats", a annoncé mardi le procureur de Grenoble, précisant que trois fuyards ayant échappé au coup de filet étaient "très violents". Ils ont déjà été "condamnés pour faits de grande violence", a-t-il précisé. (Lire notre article sur le profil des suspects)
Mardi matin, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls était de nouveau à grenoble après une visite nocturne lundi dans le quartier du drame, en compagnie de François Hollande. Les enquêteurs "ont conscience que ce drame, ce crime, ce massacre, puisque Kevin et Sofiane ont été massacrés, doit trouver justice", a déclaré le ministre devant l'hôtel de police de Grenoble mardi matin. Manuel Valls a annoncé l'intégration du quartier au dispositif de Zone de sécurité prioritaire après ce "massacre", annonçant des "moyens supplémentaires".
Lors de cette rixe mortelle, avec usage de couteaux, manches de pioche, bâtons ou encore marteaux selon le parquet, Kevin, étudiant, et Sofiane, éducateur, âgés de 21 ans, ont reçu plusieurs coups de couteau, "sept à huit" pour Kevin, et "une trentaine" pour son ami Sofiane.








