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Echirolles : huit suspects mis en examen et écroués


le 04 octobre 2012 à 07h35 , mis à jour le 04 octobre 2012 à 11h30.
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Faits diversHuit suspects présentés aux juges d'instruction après la rixe qui a coûté la vie à deux jeunes à Echirolles ont été mis en examen pour "assassinats" et placés en détention provisoire.

Sur les 12 suspects en garde à vue mercredi matin dans l'enquête sur la bagarre qui avait coûté la vie, la semaine dernière, à deux jeunes à Echirolles, dans la banlieue grenobloise, quatre avaient été relâchés dans la journée car "il n'y avait pas de charges suffisantes" contre eux ou "parce que des éléments nous permettent d'affirmer qu'ils n'étaient pas sur place au moment des faits", selon le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

Le plus jeune des deux frères militaires interpellés dès lundi après-midi était par exemple en train de recevoir des soins dans une clinique d'Echirolles au moment de la rixe mortelle, après avoir été blessé à la lèvre et au visage au cours d'une altercation précédente. La mère des deux frères a aussi été relâchée, de même qu'un troisième militaire qui avait été interpellé mardi. Les huit suspects restants ont pour leur part été mis en examen pour "assassinats" - sept dès mercredi soir, un huitième un peu plus tard dans la nuit.

"Tous reconnaissent leur présence sur les lieux mais nient avoir porté des coups", a dit le procureur lors d'un point de presse. Leur implication dans la rixe mortelle a été déterminée par les auditions des témoins de la scène. Les enquêteurs s'appuient également sur les enregistrements de vidéo-surveillance. Ils attendent encore les résultats des analyses effectuées sur les objets saisis sur la scène. Tous les mis en examen ont été placés en détention provisoire. Le parquet avait déjà requis des mandats de dépôt pour l'ensemble des personnes déférées car les suspects, ayant "des attaches à l'étranger", présentaient un risque de fuite.

Deux fuyards toujours recherchés

Le procureur a souligné qu'il avait choisi la qualification "la plus haute", celle pour assassinat, car "le fait de venir à plusieurs, armés, constitue la préméditation des homicides". L'avocat de deux des huit suspects, Me Arnaud Lévy-Soussan, a jugé cette qualification "excessive". "Cela implique que l'ensemble des personnes qui sont poursuivies avaient une intention homicide lorsqu'elles se sont rendues dans le parc" où a eu lieu la rixe, a-t-il souligné, affirmant qu'il n'y avait "aucun élément" dans le dossier allant dans ce sens (voir la vidéo : Echirolles : déterminer qui a eu l'arme entre les mains). "Il faudra déterminer le rôle de chacun" lors de l'instruction, a mis en garde le procureur, ajoutant que la qualification des faits pourrait évoluer au cours de la procédure.

Dans cette enquête, deux fuyards sont toujours recherchés activement. Ces personnes ont déjà été condamnées pour des faits de grande violence "et vont faire l'objet d'une diffusion nationale urgente avec leurs photos dans tous les commissariats et gendarmeries de France", a indiqué une source proche de l'enquête. L'un d'eux, âgé de 18 ans, était sorti de prison la semaine dernière après avoir purgé une peine de six mois ferme pour l'agression au couteau d'un vigile de supermarché. Le second, 20 ans, avait été jugé en comparution immédiate le 27 août dernier pour avoir attaqué un homme avec un couteau à un distributeur automatique à Grenoble.

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