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Tuerie de Chevaline : quatre enquêteurs français dépêchés à Londres


le 07 septembre 2012 à 14h25 , mis à jour le 07 septembre 2012 à 23h06.
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5min
Photo du lieu de la tuerie de Chevaline, après la réouverture de la scène du crime aux journalistes (7 septembre 2012)
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Faits diversDeux des victimes de la tuerie de Chevaline, qui a fait quatre morts en Haute-Savoie, appartiennent bien à la famille al-Hilli, a déclaré vendredi le procureur d'Annecy. Par ailleurs, l'enquête se transporte au Royaume-Uni. Le point sur les derniers éléments de l'affaire.

22h39 : le père travaillait pour une société de satellites
Le père de famille irako-britannique tué à Chevaline travaillait pour une petite société britannique de satellites, filiale d'Astrium, a confirmé vendredi la société en lui rendant un hommage appuyé. La société, Surrey Satellite Technology Limited (SSTL), qui compte l'Agence spatiale européenne ESA et la NASA parmi ses clients, a précisé que M. Saad al-Hilli avait travaillé pour elle comme ingénieur contractuel depuis près de deux ans. 
SSTL, basée à Guilford près de Londres, se présente comme leader parmi les fabricants de petits satellites, avec 39 satellites fabriqués depuis 1981 dans des domaines incluant l'observation terrestre, les sciences et les télécommunications. Appartenant à Astrium, elle-même filiale du géant aéronautique européen EADS, ses clients incluent l'ESA, la NASA, des gouvernements dont le gouvernement britannique et des clients privés.

22h05 : Deux nouveaux enquêteurs dépêchés vendredi soir à Londres 
Deux nouveaux enquêteurs de la gendarmerie sont arrivés vendredi soir à Londres, rejoignant un premier homme arrivé dans l'après-midi, a annoncé la gendarmerie vendredi.
Les deux gendarmes en civil appartenant à la sous-direction de la Police Judiciaire (SDPJ) de Paris n'ont fait aucune déclaration à la presse à leur arrivée au City airport, l'aéroport du sud-est de Londres desservant le centre financier de la capitale. Ils seront rejoints samedi par un quatrième enquêteur, a précisé un responsable de la gendarmerie, lors de la conférence de presse du parquet d'Annecy. 

18h50 : Une prochaine conférence de presse du parquet d'Annecy est prévue samedi à 15 heures. 

17h37 : le frère de M. al-Hilli s'est présenté à la police de lui-même
Le parquet d'Annecy a confirmé que le frère de M. al-Hilli, visé dans la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie) avec sa famille, s'était présenté spontanément à la police britannique pour nier toute culpabilité en dépit d'un litige financier entre les deux hommes. "Il sera entendu comme témoin", a déclaré le procureur de la République d'Annecy.

17h22 : 25 douilles retrouvées sur les lieux de la tuerie
Durant sa conférence de presse, le procureur d'Annecy a évoqué la découverte de 25 douilles sur place, mais s'est refusé à donner tout précision sur l'enquête balistique, type d'arme et calibre des munitions. Il est également resté prudent quant à la théorie d'un tueur à gages. "Je n'aime pas le mot d'exécution. Exécution=professionnel", a-t-il encore dit, appelant à rester prudent quant à la piste d'un tueur à gages.

17h13 : Il s'agit bien de la famille al-Hilli
Lors d'une conférence de presse tenue vendredi en fin d'après-midi, le procureur d'Annecy Eric Maillaud a déclaré qu'il était "humainement certain" que deux des victimes de la tuerie de Chevaline appartenaient bien à la famille al-Hilli. Le juge a par ailleurs déclaré que la fillette de 4 ans, sortie indemne du massacre, avait confirmé l'indentité de sa famille. Sa soeur, âgée de 7 ans, reste hospitalisée dans un état grave. En revanche, le doute persiste sur l'identité de la femme plus âgée retrouvée morte mercredi, qui pourrait être une grand-mère ou une tante des fillettes. Le quatrième mort est un cycliste français, dont les enquêteurs pensent qu'il se trouvait sur les lieux du crime par hasard.

Mais, selon le magistrat, en dehors de l'identification des victimes, le témoignage de la fillette de quatre ans n'a pas permis de faire avancer l'enquête. Elle "n'a rien dit de particulier, elle n'apporte rien à l'enquête", a-t-il dit. Elle devait regagner la Grande-Bretagne. C'est "une petite fille qu'il importe de protéger", a-t-il ajouté, assurant qu'"elle devrait gagner la Grande-Bretagne dans un délai bref" afin "qu'elle essaie d'oublier ce cauchemar".

Autre information révélée : le témoin intervenu sur les lieux du drame a pu voir un 4x4 vert. "Il semblerait qu'un 4X4 vert ou de couleur sombre ait été vu" par le témoin qui a découvert la scène de crime, a déclaré le procureur, soulignant que ce type de véhicule était fréquent dans cette région montagneuse.

16h43 : un nouveau témoignage évoque une voiture "un peu folle"
Un témoin a raconté vendredi avoir croisé une voiture blanche "un peu folle", sur une route non loin du lieu du massacre de quatre personnes à Chevaline, en Haute-Savoie, peu après l'heure estimée du crime. Cet homme, qui n'a pas souhaité donner son identité, s'est ensuite présenté devant les gendarmes présents à Chevaline non loin de la scène du crime pour leur livrer son témoignage. "C'était plutôt une voiture genre 306 blanche, mais en tout cas pas un 4x4, qui faisait n'importe quoi sur la route", a raconté cet homme aux journalistes. Le procureur d'Annecy, Eric Maillaud, a indiqué jeudi que les enquêteurs avaient recueilli différents témoignages faisant état d'un "certain nombre de véhicules, dont notamment un 4X4", comme pouvant être celle du ou des tueurs en fuite.

13h30 : deux informations judiciaires ouvertes
Une double information judiciaire est désormais ouverte sur le quadruple meurtre commis mercredi près d'Annecy et une commission rogatoire (demande d'entraide) va être délivrée à Londres, indique le procureur d'Annecy Eric Maillaud. La procédure a été confiée à deux juges d'instruction du tribunal d'Annecy. Outre une information judiciaire pour "assassinat", "nous avons également ouvert une information judiciaire pour 'tentatives d'assassinats' sur les deux fillettes, car il y avait une volonté de tuer toutes les personnes vivantes", a déclaré Eric Maillaud. Selon le magistrat, "cela permet un cadre juridique plus facile pour collaborer avec les enquêteurs britanniques".

13h24 : un gendarme dépêché au Royaume-Uni
Le magistrat a également annoncé le départ pour Londres en début d'après-midi d'un gendarme de la section de recherches de Chambéry en charge du dossier, afin de rencontrer ses homologues britanniques.

Mi-journée : le site du quadruple meurtre rouvert au public
Les journalistes, contraints jusqu'alors par les gendarmes de rester en retrait à 3 kilomètres de la scène du crime, ont pu se rendre sur place vendredi à la mi-journée, parcourant à pied, sur une petite route forestière goudronnée, les 800 derniers mètres. Une quarantaine de reporters, photographes et cameramen, parmi lesquels de nombreux Britanniques, filmaient les lieux, à l'affût du moindre signe de la tragédie. Mais seuls du verre brisé, des traces de pneu ou encore une trace de sang sur un caillou témoignaient de la tuerie. Dès mercredi soir, les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie et les balisticiens ont minutieusement ratissé les lieux du drame, sur le parking de cette forêt domaniale des Bauges, très prisée des randonneurs. Au-delà du parking, la route goudronnée, où la circulation est officiellement interdite, se poursuit toutefois dans la montagne, accessible aux seuls 4X4.

11h26 : les critiques de Guéant
Claude Guéant, interrogé sur la fillette de quatre ans restée huit heures sur les lieux de la tuerie de Chevaline, y voit une conséquence d'un "excès de centralisation" du dispositif d'enquête scientifique. Sur LCI, l'ex-ministre de l'Intérieur commente : "C'est vrai que la gendarmerie nationale a de formidables moyens et de formidables militaires de police scientifique, mais ce sont des dispositifs très centralisés qui par conséquent, mettent du temps à arriver sur la scène du crime".

10h48 : la police britannique enquête
Alors que l'affaire fait la Une de nombreux titres de la presse britannique, des policiers en uniforme tiennent à distance les journalistes massés devant la maison à colombages de la famille al-Hilli à Claygate, un village du Surrey situé à une trentaine de kilomètres au sud de Londres. Les policiers du Surrey confirment leur coopération active à l'enquête sur la tuerie dans les Alpes françaises, sans fournir de détails sur leur rôle exact, notamment en matière de collecte d'ADN au domicile familial britannique des victimes présumées.
 
09h44 : le frère voudrait se disculper
Le frère du conducteur du véhicule tué dans le massacre de Chevaline, vraisemblablement en litige financier avec lui, s'est présenté jeudi à la police britannique. Selon une source proche de l'enquête, il voudrait se disculper, face aux soupçons qui pèsent sur lui.

Vendredi, 9 heures du matin : la piste familiale étudiée
Les enquêteurs vont se pencher sur la piste d'un litige sur fond d'argent entre Saad al-Hilli, une des quatre victimes de la tuerie en Haute-Savoie, et son frère, indique le procureur d'Annecy. "Il semblerait qu'il y ait un litige entre les deux frères sur fond d'argent. C'est une information qui semble sérieuse, qui vient de la police britannique", déclare le magistrat. "Il faudra que le frère soit entendu très longuement. Chaque piste sera creusée méticuleusement". Le procureur appelle en outre à la prudence concernant cette piste, s'interrogeant sur l'écart qu'impliquait le fait de "passer d'un différend financier à un quadruple meurtre".

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