Centre hospitalier de Bayonne © TF1/LCI
Bayonne : des sanctions disciplinaires quand même contre l'urgentiste?
Si l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques ne compte pas porter plainte contre l'urgentiste bayonnais soupçonné d'euthanasie active, le Conseil national de l'Ordre des médecins devrait prochainement porter l'affaire devant la Chambre disciplinaire.
Publié le 02/09/2011
Bayonne : le Conseil de l'Ordre départemental ne porte pas plainte contre le médecin
L'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé jeudi de ne pas porter plainte devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'Ordre contre l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active. L'Ordre national, lui, devrait le poursuivre.
Publié le 02/09/2011
Euthanasie : un médecin en garde à vue à Bayonne
L'urgentiste est soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients très âgés. L'alerte a été donnée par sa hiérarchie.
Publié le 11/08/2011
La nouvelle qualification des faits, basée sur la notion d'empoisonnement au lieu d'homicide volontaire, ne constitue qu'une nuance en termes de "mode opératoire" pour des crimes qui sont dans les deux cas passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, a indiqué le vice-procureur de la République de Bayonne, Stéphane Lambert.
La décision d'une probable mise en examen pour "empoisonnement commis sur des personnes particulièrement vulnérables", concernerait quatre décès survenus au cours des cinq derniers mois, dont celui d'une patiente âgée de 92 ans, décédée le 3 août. Les faits se seraient déroulés dans le service des urgences de cet établissement.
Toutes les victimes présumées étaient en "fin de vie"
Tous les cas signalés concernent des personnes âgées ayant été admises aux urgences tout en étant classées en "fin de vie", dans l'attente d'un placement dans un service de soins palliatifs, a précisé le procureur. Selon son avocat, le praticien "ne regrette pas son geste et a préféré prendre le problème (de l'euthanasie) à bras le corps". Le médecin "n'a pas démenti les faits, il a expliqué les circonstances de décisions prises face à sa conscience pour abréger les souffrances de personnes qui allaient décéder dans les minutes suivantes", a déclaré Me Dupin, du barreau de Bordeaux. "La notion d'assassinat est complètement absurde", a-t-il ajouté, estimant que, dans cette affaire, son client était "un bouc émissaire". Il a souhaité que "l'omerta sur ce qui entoure la fin de vie soit levée". L'euthanasie, "ça se pratique et ça existe dans tous les hôpitaux", a affirmé l'avocat, qui a demandé la remise en liberté de son client.
Le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand et Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la Santé, ont aussitôt demandé, jeudi, l'ouverture d'une enquête administrative de l'Igas. Cette enquête aura pour but "d'analyser le fonctionnement de l'établissement, les procédures de contrôle interne et la prise en charge des patients dans le service concerné", précise le communiqué ministériel. Le rapport de cette enquête administrative doit être rendu dans un délai de deux mois. Le ministère a par ailleurs exprimé son "soutien aux familles des personnes concernées".
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