Euthanasie : un médecin en garde à vue à Bayonne

Par , le 11 août 2011 à 16h58 , mis à jour le 11 août 2011 à 19h12

Dossier : Euthanasie: le débat

L'urgentiste est soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients très âgés. L'alerte a été donnée par sa hiérarchie.

Centre hospitalier de BayonneCentre hospitalier de Bayonne © TF1/LCI

 
  • Le Dr Bonnemaison soupçonné d'autres cas d'euthanasie active

    Entendu mardi par la cour d'appel de Pau, qui doit décider de son maintien en liberté, l'urgentiste mis en examen pour des faits d'euthanasie active à Bayonne, a assuré n'avoir jamais utilisé les médicaments "dans une intention létale". Le médecin pourrait être poursuivi non pas pour quatre mais sept cas d'euthanasie.

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    La cour d'appel de Pau statue ce mardi sur l'appel du parquet de Bayonne après la remise en liberté du Dr Nicolas Bonnemaison, l'urgentiste soupçonné d'avoir abrégé la vie de plusieurs patients à l'hôpital de Bayonne.

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    Publié le 02/09/2011 Bayonne : des sanctions disciplinaires quand même contre l'urgentiste?
  • Bayonne : le Conseil de l'Ordre départemental ne porte pas plainte contre le médecin

    L'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques a décidé jeudi de ne pas porter plainte devant la chambre disciplinaire du Conseil régional de l'Ordre contre l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active. L'Ordre national, lui, devrait le poursuivre.

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  • Euthanasie : près d'un Français sur deux est pour

    Alors que le débat sur l'euthanasie est relancé par l'affaire du Dr Bonnemaison, un sondage Ifop révèle que 49% des Français estiment désormais que la loi devrait autoriser les médecins à mettre un terme à la vie de personnes atteintes de maladies incurables, contre 36% en octobre dernier.

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  • Euthanasie à Bayonne : la mobilisation s'organise autour du Dr Bonnemaison

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    La mise en examen du médecin de Bayonne pour "empoisonnement sur personnes vulnérables" a fait l'objet samedi de réactions souvent passionnées. La "validité" de l'actuelle législation en matière de traitements de fins de vie est au centre du débat.

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    L'urgentiste, soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients très âgés, doit être déféré à la mi-journée devant un juge en vue de sa probable mise en examen pour "empoisonnement".

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  • Bayonne : "L'euthanasie est passible de la réclusion à perpétuité"

    Soupçonné d'euthanasie sur quatre personnes âgées, un médecin du Centre hospitalier de la Côte basque, à Bayonne, a été placé en garde à vue. Le vice-procureur de la République de Bayonne, Stéphane Lambert, a ouvert une information préliminaire. Il rappelle que l'euthanasie est passible de la réclusion à perpétuité.

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Plus d'infos

Le débat sur l'euthanasie pourrait bien être relancé depuis Bayonne. Un médecin du Centre hospitalier de la Côte basque est soupçonné d'avoir euthanasié au moins quatre patients âgés. Il est en garde à vue depuis mercredi au commissariat de cette ville. Les faits, qui concernent des décès survenus au cours des cinq derniers mois, dont une patiente âgée de 92 ans décédée le 3 août, se seraient déroulés dans le service des urgences de l'hôpital, a indiqué Stéphane Lambert, vice-procureur de la République de Bayonne.  

Une information préliminaire a été ouverte pour "homicide volontaire avec  préméditation", a indiqué le magistrat, en précisant que la garde à vue du  médecin - un urgentiste pourvu d'une "certaine ancienneté" dans son service -  avait été prolongée jeudi matin dans l'attente d'une éventuelle mise en examen.


Toutes les victimes présumées étaient en "fin de vie"

Tous les cas signalés concernent des personnes âgées ayant été admises aux  urgences tout en étant classées en "fin de vie", dans l'attente d'un placement  dans un service de soins palliatifs, a-t-il encore indiqué. Les faits ont été signalés par des agents du service des urgences à leur hiérarchie, qui a pris la décision d'alerter la police. Le vice-procureur de Bayonne a précisé que les quatre décès considérés comme suspects avaient été constatés en avril dernier, puis en mai, en juillet et enfin le 3 août, date de la mort de la patiente de 92 ans qui avait été admise dans le service la veille.

Le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand et Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la Santé, ont aussitôt demandé, jeudi, l'ouverture d'une enquête administrative de l'Igas. Cette enquête aura pour but "d'analyser le fonctionnement de l'établissement, les procédures de contrôle interne et la prise en charge des patients dans le service concerné", précise le communiqué ministériel. Le rapport de cette enquête administrative doit être rendu dans un délai de deux mois. Le ministère a par ailleurs exprimé son "soutien aux familles des personnes concernées".

Par Alexandra Guillet le 11 août 2011 à 16:58
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32 Commentaires

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  • yakaf276, le 13/08/2011 à 14h34

    Yacaf276 :milles excuses pour votre pseudo et je corrige: henri_bambelle

  • yakaf276, le 13/08/2011 à 11h16

    Yacaf276 @heni_bambel : Merçi de votre sincérité . j'ai donné mon avis sur le sujet , mais critiquer,car je maintient qu'il ny à pas de loi qui autorise l'euthanasie en france .et j'espère voir certain de mes commentaires apparaître, pour que certaines personnes sache combien je suis concerné sur ce sujet

  • anne342, le 12/08/2011 à 15h19

    Facile d'être pour quand vous ne décidez pas pour votre propre vie ... Par ailleurs une loi serait dangereuse car où le droit commencerait-il, on parle des personnes en fin de vie mais pourquoi ne pas de cette façon éliminer les personnes handicapées, les personnes âgées ... on sait où ça commencerait mais pas où cela finirait.

  • ophalos, le 12/08/2011 à 13h02

    Je suis entièrement d'accord avec vous et que lilas 77777777 ne nous parle pas de soigner lorsque l'on arrive à ce point de non retour. "la souffrance fait partie de la vie ... "? avez-vous dans votre entourage un être cher grabataire qui ne vous reconnait plus, qui hurle de douleur que rien de ne peut calmer ? ça m'est insupportable de lire : ""la vie est un combat" pour qui ? pour l'entourage, ? " La vie est un don rare" ???? quand on la vit dans des conditions supportables .. oui. J'ai vécu la fin de vie (qui s'est achevée hier) de ma vieille copine, je vous avoue que c'est un soulagement pour elle .. et pour moi. Vite, vite que nos élus votent une loi ...

  • nina, le 12/08/2011 à 13h00

    Toute la question est de savoir si les patients étaient consentants. On ne peut pas parler d'euthanasie sinon. Alors pas la peine de dire bravo quand on ne connait pas les circonstances des décès. Pour info, je suis médecin. Quel que soit son point de vue sur l'euthanasie, il ne faut pas faire de raccourcis ridicules.

  • momolo70, le 12/08/2011 à 11h38

    Pareil et c'est injuste que les malades souffrent trop

  • ophalos, le 12/08/2011 à 11h33

    Yakaf276, vous n'avez donc jamais eu un être cher dans un état végétatif et qui souffre, souffre. Je me retiens pour ne pas être désagréable -

  • bonscott12, le 12/08/2011 à 11h21

    Au nom de certaines idéologies , on ne doit pas aider quelqu'un en fin de vie à partir Mais pourtant j'approuve le geste de ce médecin à 100%. Nous sommes dans une société de faux cul Qui n'a pas dit un jour "si je deviens dans un état grabatère, finissons en !" ? Je suis sûr que si il y avait un référundum sur le pour ou le contre de l' euthanasie, la majorité des Français serait pour Mais on ne nous demande jamais notre avis. Ce qu' a fait ce médecin permettra peut être de relancer le débat

  • henri_bambelle, le 12/08/2011 à 10h55

    Les personnes confrontées à cette terrible épreuve ont la légitimité pour donner leur avis. Pas moi pour l'instant.

  • 357thfg, le 12/08/2011 à 10h35

    Bravo docteur, que nombre de vos confrères prennent exemple sur vous, qu'une loi soit enfin votée afin que le malade en fin de vie ou sa famille puissent décider légalement d'interrompre les soins ou de débrancher la machine qui maintient un malade que l'on sait perdu, alors pourquoi s'acharner à tout prix ? celà se fait couramment dans certains pays, Suisse, Belgique, alors pourquoi persévérer au nom de "l'éthique", personnellement en cas de d'accident, j'ai sur moi un document qui demande de cesser la réanimation et l'acharnement thérapeutique si je risque de devenir tétraplégique ou pire un légume, je ne veux pas infliger celà à mes proches et faire dépenser des milliers d'Euros pour rien.

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