Depuis 1987, nul n'a pu donner une identité à la fillette retrouvée morte en bordure de l'autoroute A10. Cette année-là, le 11 août, des employés de Cofiroute avaient découvert près de Suèvres, à 15 km au nord-est de Blois, le petit cadavre enveloppé dans une couverture.
L'autopsie devait révéler que la fillette était morte de maltraitances : son corps présentait des traces de coups, fractures anciennes, brûlures et même morsures. Sa disparition n'a jamais été signalée, personne ne l'a réclamée. Tout ce que l'on sait d'elle se résume à peu de choses : on évalue son âge entre 3 à 5 ans ; elle était de type méditerranéen (lire notre article : "Que sait-on de la fillette martyre de l'A10 ?").
"Un dossier n'est jamais clos"
Pour tenter de découvrir le nom et l'histoire de la fillette martyre de l'A10, la justice et la gendarmerie ont lancé lundi un nouvel appel à témoin. "Vingt-cinq ans après, on compte toujours sur un remords d'un membre de la famille, mais aussi sur un témoin qui à l'époque des faits n'aurait pas fait le lien avec la disparition", a déclaré lundi lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Blois, Dominique Puechmaille.
"Un dossier n'est jamais clos. Nous aimerions connaître la satisfaction d'identifier cette enfant et de trouver ses meurtriers", a ajouté la magistrate, entourée des officiers de la section de recherche d'Orléans, responsable de l'enquête. Toutes les personnes susceptibles d'apporter une information ou un témoignage sur cette affaire peuvent appeler gratuitement le 06.46.17.05.59 ou envoyer un message à enfant-adn-tgi-blois@justice.fr.








