Il n'y aura pas de manifestation samedi devant la Grande mosquée de Paris. La demande, qui avait été faite par un particulier, a été refusée jeudi par la Préfecture de police de Paris. "Le préfet de police a signé un arrêté signifiant à l'intéressé l'interdiction de cette manifestation", a précisé la source policière. "Si l'organisateur maintient cette manifestation", il "risque six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende", a ajouté cette source, qui n'a pas précisé la qualité de l'organisateur de la manifestation parisienne. Le "particulier", précise la PP, ne se réclame d'"aucune structure, parti ou association" dans sa déclaration de manifestation. Il dit textuellement dans cette déclaration vouloir notamment manifester contre le film "Innocence of Muslims".
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé mercredi que cette manifestation serait interdite. Il n'y a "pas de raison qu'on laisse dans notre pays venir des conflits qui ne concernent pas la France. Nous sommes dans une République qui n'a pas du tout l'intention de se laisser intimider par qui que se soit autour de ses valeurs", avait ajouté le Premier ministre, rendant hommage au "grand esprit de responsabilité et de modération" des responsables du culte musulman. "Ce sont des groupes minoritaires qui veulent exploiter la situation, la République ne se laissera pas faire", avait insisté M. Ayrault.
Utilisation des réseaux sociaux
Des appels à manifester samedi, à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, pour protester notamment contre le film "Innocence of Muslims" ("L'Innocence des musulmans"), dont la diffusion a été suivie par la publication par Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet, circulent sur les réseaux sociaux. Un dispositif policier spécifique est à l'étude à Paris samedi, a-t-on indiqué mercredi de source proche du dossier. Entre 200 et 250 personnes, dont environ 150 avaient été interpellées, avaient participé samedi 15 septembre à une manifestation non déclarée à proximité de l'ambassade des Etats-Unis.










