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Fusillade près de Cambrai : un témoin raconte


le 08 juillet 2012 à 12h22 , mis à jour le 08 juillet 2012 à 13h56.
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3min
Fusillade près de Cambrai : la discothèque "Le Vamos" (8 juillet 2012)

Fusillade près de Cambrai : la discothèque "Le Vamos" (8 juillet 2012) / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversPourquoi un homme a-t-il ouvert le feu au fusil de chasse, dimanche matin, dans un discothèque située près de Cambrai ? Selon l'un des employés de l'établissement, tout serait partie d'une dispute avec son beau-frère, qui aurait provoqué son expulsion de l'établissement.

Le premier récit fourni par les gendarmes était plutôt laconique : on savait simplement qu'un homme, aux premières heures de dimanche, vers 4h30, avait ouvert le feu au fusil de chasse dans l'entrée d'une discothèque située non loin de Cambrai : Le Vamos, à Bertry. Il en avait peu auparavant été expulsé pour une raison non précisée. Cette raison, l'un des employés de la discothèque, blessé lors des faits, dit la connaître. Il s'agit d'Hervé Legrand, l'un des physionomistes de l'établissement. Touché par une trentaine de plombs à une jambe et au niveau du bassin, il travaille au Vamos depuis deux ans. Il a fourni un premier récit plus détaillé de l'agression dimanche matin, à sa sortie de l'hôpital de Cambrai.

Selon lui, l'homme qui a ouvert le feu, âgé d'une trentaine d'années, s'est dans un premier temps "disputé avec son beau-frère, pour une broutille", après quoi "il s'est fait expulser", "puis il a été chercher son fusil". Tout s'est alors enchaîné très vite. Le tireur a d'abord ouvert le feu sur la porte du vestiaire, sous laquelle les plombs qui l'ont atteint sont passés, a expliqué Hervé Legrand. "J'ai vu qu'il rentrait dans la discothèque avec son fusil, j'ai entendu un deuxième coup", a-t-il expliqué. "Ça criait un peu", a-t-il ajouté, il y avait "un peu de panique à l'entrée".

"C'est la sixième fois qu'on me tire dessus"

Le tireur avait déjà été interdit d'entrée au Vamos après une bagarre il y a plusieurs mois, mais "on lui a refait confiance parce que ses copains étaient là (...) finalement il s'est disputé avec sa famille", a dit le videur. "On lui a laissé une deuxième chance, et puis là il avait un fusil dans le coffre, c'est incroyable".

Il a décrit le jeune homme comme "impulsif, cherchant la petite étincelle pour déclencher une bagarre". Hervé Legrand a indiqué que ce n'est qu'après les faits qu'il a pensé à la fusillade qui a fait deux morts le week-end dernier à Lille. Il estime avoir eu "plus de chance", "ça se joue à pas grand-chose".

"Quand (le tireur) va être dégrisé, il va se dire : j'ai fait la plus belle connerie de ma vie", a-t-il jugé, pensant qu'il a voulu s'en prendre à son collègue qui l'avait mis dehors. "Sur le coup, j'ai pensé à bloquer la porte pour mes collègues cachés dans le fond, je me suis dit : faut pas qu'il rentre, parce que s'il veut un videur... C'est après nous qu'il en avait", a-t-il raconté. "C'est la sixième fois qu'on me tire dessus, c'est la première fois que je suis blessé", a expliqué Hervé Legrand, qui travaille le week-end dans des discothèques depuis 23 ans. Selon lui, il arrive dans toutes les discothèques que des videurs soient menacés ou qu'on leur fasse "voir un flingue", "ça va être de pire en pire", craint-il.

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