Image d'archives © LCILes trois collégiennes placées en garde à vue la semaine dernière dans un commissariat parisien ont bien été menottées pendant leur transfert dans un cabinet médical, a indiqué jeudi une source policière qui corrobore la version de leurs familles. L'enquête de l'Inspection générale des services (IGS, "police des polices"), selon cette source, a établi dans ses tous premiers éléments que les jeunes filles auraient bien été menottées durant leur transport du commissariat de police du XXème arrondissement de Paris à un cabinet médical situé dans le XVIIIème, ainsi que l'ont encore affirmé les parents des collégiennes mercredi soir.
Violences scolaires : les enseignants manifestent à Paris
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont exercé leur droit de retrait, tandis que les cours reprennent mercredi à Vitry. A Paris, entre 1000 et 2000 personnes ont manifesté pour exprimer leur malaise.
Publié le 16/02/2010
Collégiennes en garde à vue : affaire classée
Début février, pour une bagarre à proximité d'un collège, trois adolescentes avaient passé plusieurs heures en garde à vue, étant même menottées lors d'un transfert. Le parquet a décidé de classer l'enquête sans suite.
Publié le 04/03/2010
Vitry reprend les cours, Thiais manifeste, plainte contre Chatel
Les enseignants du Lycée de Thiais où un élève a été agressé lundi ont décidé d'exercer leur droit de retrait, tandis que les cours reprendront demain à Vitry. Une manifestation aura lieu cet après-midi à Paris. Un parent excédé porte plainte contre Luc Chatel... Le point sur la situation.
Publié le 16/02/2010
Garde à vue : la réforme envisagée par MAM ne convainc pas
En pleine polémique sur les conditions de placement en garde à vue de 3 collégiennes à Paris la semaine dernière, la garde des Sceaux a redit mardi de quelle façon elle entendait améliorer cette procédure.
Publié le 10/02/2010
Polémique autour de la garde à vue d'une adolescente
Anne, 14 ans, collégienne à Paris, a-t-elle été conduite en pyjama au commissariat pour y être placée en garde à vue ? A-t-elle été menottée pour être interrogée ? La préfecture de police dément et donne sa version des faits.
Publié le 09/02/2010
Les gardes à vue en accusation
Garde à vue controversée d'une collégienne de Paris, procédures annulées pour non respect des droits des personnes entendues, chiffres en explosion : des politiques montent au créneau. Certains dénoncent un "scandale".
Publié le 09/02/2010
A 14 ans, interpellée au saut du lit, pour 9 h de garde à vue
Interpellée chez elle à son réveil pour une bagarre dans son collège, cette élève parisienne a été emmenée au poste avant d'être mise en cellule et interrogée. Elle a témoigné sur France Info.
Publié le 09/02/2010
Offensive judiciaire contre les gardes à vue
Pour la première fois, le tribunal correctionnel de Paris a annulé toute une série de gardes à vue dans une même affaire. Motif : les droits des prévenus n'avaient pas été suffisamment respectés.
Publié le 06/02/2010
Ce "menottage" n'a pas été effectué dans le commissariat où avait lieu la garde à vue, a établi l'IGS lors des premiers éléments de son enquête, a dit cette source policière, mais par des policiers qui ont transporté les collégiennes, dans un véhicule de police, pour un examen médical obligatoire.
Enquête toujours en cours
La PP a déclaré à cet égard jeudi à l'AFP que seule l'enquête administrative, demandée par le préfet de police, "déterminera les conditions et circonstances exactes" de cette affaire. La source policière a précisé que le transfert avait été effectué par un autre service de police que celui qui avait l'enquête et qu'il faut "affiner" ces éléments, l'enquête n'étant pas close.
Les parents des trois collégiennes placées en garde à vue la semaine dernière dans un commissariat parisien ont confirmé que leurs filles avaient été menottées, dans un communiqué diffusé à l'AFP mercredi soir. Les trois jeunes filles ont été placées en garde à vue pendant dix à douze heures la semaine dernière dans un commissariat parisien après une bagarre dans leur collège. Le Directeur de la Sécurité de Proximité de l'Agglomération parisienne (DSPAP), Alain Gardère, avait affirmé mardi, au cours d'un point presse, que l'une des jeunes filles en cause, Anne, "n'avait pas été menottée compte tenu de son physique et de son jeune âge" et "emmenée dans une voiture banalisée", comme il est d'usage pour un mineur.
Courrier au procureur
Me Jean-Yves Halimi, l'avocat des trois collégiennes, a de son côté annoncé jeudi qu'il avait lancé une mise demeure au procureur de la République de Paris pour avoir accès au dossier des jeunes filles. "Il est d'usage que 48 heures après la fin d'une garde à vue, le dossier soit communiqué à la défense : la garde à vue des 3 jeunes filles s'est achevée le 3 février vers 20 heures, nous sommes le 11 février et le parquet vient de m'annoncer que le dossier n'était toujours pas prêt", a protesté l'avocat.
Dans son courrier au procureur, l'avocat précise : "le dossier pénal ne m'est toujours pas accessible et je ne peux remplir la mission qui m'a été confiée qui est notamment de vérifier si la garde à vue s'est déroulée dans des conditions légales au regard du droit interne français et du droit européen, comme l'ont répété à longueur d'antenne les responsables de la police".
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