Jean-Marcel Labbé, 56 ans, a succombé à une rupture d'anévrisme cardiaque. Cet habitant de Crosne, dans l'Essonne, a été retrouvé mort, 36 heures après être entré dans les toilettes de l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, rapporte Le Parisien. Il était venu seul à l'hôpital le 4 janvier pour passer une radio des poumons. Avant son examen, il se rend aux toilettes. Mais à 9h46, Jean-Marcel Labbé meurt brutalement dans les WC, indique Europe 1.
Il ne sera retrouvé que le lendemain soir, le 5 janvier vers 22 heures par un agent de sécurité. Sa famille avait bien donné l'alerte suite à cette disparition mais l'homme ne s'était pas présenté à l'accueil en arrivant dans l'établissement. "On ne saura jamais s'il aurait pu être sauvé, mais ce qui me révolte, c'est que personne ne s'est inquiété que la porte soit fermée pendant tout ce temps", indique cette habitante de Ris-Orangis au Parisien.
Mais pourquoi personne ne s'est rendu compte de la présence du corps de Jean-Marcel Labbé ? Didier Hoeltgen, le directeur de l'établissement, qui a ouvert une enquête interne, réfute dans Le Parisien toute erreur médicale : "Il a eu un malaise. Les gens qui sont entrés ont cru que les toilettes étaient occupées ou condamnées. Il y a 3000 personnes qui vont et viennent chaque jour. On ne peut pas surveiller tous les WC."
"Pas enregistré auprès du service des admissions"
Joint par l'AFP, le directeur du centre hospitalier a plus tard assuré qu'après enquête administrative, il n'y avait "pas eu de faute de l'établissement", tout en présentant ses regrets et ses condoléances à la famille du défunt. "Il a utilisé les toilettes publiques dans le hall d'entrée. La pièce du WC était fermée et personne ne l'a ouverte malgré une dizaine de rondes du ménage et de la sécurité", a expliqué Didier Hoeltgen. "Cette personne ne s'étant pas enregistrée auprès du service des admissions après avoir pris rendez-vous dans le service de radiologie, elle n'a pas pu être recherchée par les agents qui ne pouvaient pas être informés de sa présence dans les locaux", a précisé le directeur dans un communiqué.
La direction de l'établissement regrette que les agents de la société de nettoyage n'aient pas demandé l'ouverture de ces toilettes visiteurs et "prendra des dispositions pour qu'un tel évènement ne se produise plus"









