Image pretexte © TF1/LCILes faits remontent à l'année scolaire 2007-2008. Un jeune garçon, scolarisé en CM1 à l'école Beaulieu, près de Montpellier, subit les brimades de ses camarades dans la cour de récré. Au bout de quelques mois, il finit par se plaindre auprès de ses parents de ces violences récurrentes, notamment dans le cadre d'un jeu consistant à former une barrière humaine entre deux arbres et à la traverser en force sans se faire attraper ou plaquer au sol. "C'est un 'jeu' de virilité au sens violent du terme, car celui qui ne passe pas est mis au ban, on lui tape dessus car ce n'est pas un homme", a souligné Me Christophe Grau du barreau de Perpignan, l'un des avocats de la famille. Le garçon, très perturbé et dont les résultats scolaires avaient baissé, décrit comme "faible" par ses camarades, avait finalement changé d'école.
Le harcèlement à l'école, l'enquête
Le harcèlement entre élèves reste un phénomène largement sous estimé, difficile à détecter car soumis à la loi du silence. Brimades, insultes, menaces, la scolarité de certains jeunes est un enfer psychologique.
Publié le 09/02/2011
Ses parents ont dans un premier temps porté plainte à la gendarmerie mais la procédure n'a pas abouti sur le plan pénal, le parquet classant sans suite la plainte. Les parents ont ensuite assigné l'Etat au civil. Le jugement, rendu le 9 février par le tribunal de grande instance de Montpellier, a retenu à l'encontre de la directrice de l'établissement, situé à Beaulieu, "un défaut de surveillance et de précaution de nature à engager sa responsabilité". Celle d'un instituteur a été écartée. Le préfet de l'Hérault était assigné en sa qualité de représentant de l'Etat employeur de ces fonctionnaires de l'Education nationale. L'Etat a été condamné à verser 3.000 euros de dommages-intérêts pour le préjudice physique et psychologique de la victime, et 800 euros au titre des frais de justice. Il dispose d'un mois pour interjeter appel.
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