Il était violenté à la récré, l'Etat condamné

Par , le 17 février 2011 à 10h49 , mis à jour le 17 février 2011 à 11h08

L'Etat a été condamné à indemniser un enfant de CM1, victime de violences dans une école primaire de l'Hérault, dont les parents reprochaient à des enseignants leur inaction.

Le harcèlement à l'écoleImage pretexte © TF1/LCI

Les faits remontent à l'année scolaire 2007-2008. Un jeune garçon, scolarisé en CM1 à l'école Beaulieu, près de Montpellier, subit les brimades de ses camarades dans la cour de récré. Au bout de quelques mois, il finit par se plaindre auprès de ses parents de ces violences récurrentes, notamment dans le cadre d'un jeu consistant à former une barrière humaine entre deux arbres et à la traverser en force sans se faire attraper ou plaquer au sol. "C'est un 'jeu' de virilité au sens violent du terme, car celui qui ne passe pas est mis au ban, on lui tape dessus car ce n'est pas un homme", a souligné Me Christophe Grau du barreau de Perpignan, l'un des avocats de la famille. Le garçon, très perturbé et dont les résultats scolaires avaient baissé, décrit comme "faible" par ses camarades, avait finalement changé d'école.

  • Le harcèlement à l'école, l'enquête

    Le harcèlement entre élèves reste un phénomène largement sous estimé, difficile à détecter car soumis à la loi du silence. Brimades, insultes, menaces, la scolarité de certains jeunes est un enfer psychologique.

    Publié le 09/02/2011 Le harcèlement à l'école, l'enquête
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Ses parents ont dans un premier temps porté plainte à la gendarmerie mais la procédure n'a pas abouti sur le plan pénal, le parquet classant sans suite la plainte. Les parents ont ensuite assigné l'Etat au civil. Le jugement, rendu le 9 février par le tribunal de grande instance de Montpellier, a retenu à l'encontre de la directrice de l'établissement, situé à Beaulieu, "un défaut de surveillance et de précaution de nature à engager sa responsabilité". Celle d'un instituteur a été écartée. Le préfet de l'Hérault était assigné en sa qualité de représentant de l'Etat employeur de ces fonctionnaires de l'Education nationale. L'Etat a été condamné à verser 3.000 euros de dommages-intérêts pour le préjudice physique et psychologique de la victime, et 800 euros au titre des frais de justice. Il dispose d'un mois pour interjeter appel.

Par Alexandra Guillet le 17 février 2011 à 10:49
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57 Commentaires

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  • gringoz, le 17/02/2011 à 22h57

    En effet, vous melangez tout.... si un enseignant voit un élève se faire frapper, il doit absoluement intervenir....point barre....certes les enseignants ne sont pas là pour cela et la violence reflète l'éducation des parents, mais il ne peuvent fermer les yeux pour de problèmes sociaux....

  • nutsy11, le 17/02/2011 à 20h58

    Je ne comprends pas que vous ne portiez pas plainte à la police , une plainte, pas une main courante. Vous écrivez au recteur d'académie d'où vous dépendez après. Ne restez pas à rien faire, votre enfant souffre beaucoup il en va de son avenir, défendez vous défendez le ! Nous ne sommes pas au temps où les instituteurs avaient le droit de mettre une gifle à un gamin ou à lui mettre son cahier ne pleine figure, maintenant nous avons des gens qui ne vivent pas de notre manière et qui laissent leurs enfants tout faire car ils sont une dent contre nous pour X raisons. Votre petit bonhomme n'a pas à subir et si vous " pouvez" inscrivez le dans un club de défense aïkido ou autre, ça lui donnera de l'assurance et lui rendra service. De tout coeur avec vous. Nous sommes grands parents et pour nous de voir ça c'est un désastre pour notre pays et nos petit enfants, il y a trop de violence et de laisser faire de la part des enseignants qui se plaignent tout le temps, il y a encore des maîtres qui savent se faire écouter.

  • lamamouche54, le 17/02/2011 à 20h37

    Ya jamais eu de surveillants dans les écoles primaires, et là en l'occurrence il s'agit de faits se passant dans une école primaire, alors ne mélangez pas tout.

  • fleur-d-champ, le 17/02/2011 à 19h40

    Si c'est enfant son comme ca a 7 ans, sa sera comment quand ils auront 10 ans de plus! c'est désolant

  • gaffi21, le 17/02/2011 à 19h37

    Ah c est un peu facile de tout reprocher aux enseignants !!! mais qui supprime tout les postes de surveillant qui veux supprimer les conseiller d education ? c est pas l etat ? qui a la volonte de mettre l ecole par terre pour un jour nous laisser que le choix d une ecole privee ? l ecole pour les riches c est a ca que nous allons !! alors au lieu de cracher sur les enseignants qui disparraissent aussi a vu d oeil !! allez faire cours a 40 eleves qui n ont jamais obeit meme a leur parent !!! c est facile de supprimer des postes et de critiquer !! mais quelle sanction ? les mettre dehors pour en faire quoi ? aujourd hui un enseignant n a plus de moyens de pression les parents viennent pleurer quand on colle leur gamins ou porte plainte pour un rien !! et je ne suis pas enseignant !! ancien surveillant en voie de disparition !

  • mahara, le 17/02/2011 à 19h36

    Ayant vécu la même situation, la seule solution est d'agir. Les moyens d'action sont nombreux, pas toujours aisés ni faciles (aux vues des conséquences au quotidien). Mais rien n'est pire que de subir. Faites vous aider, ce n'est pas de votre faute et surtout trouvez du soutien, des conseils. site sur le harcellement à l'école : harcelement-entre-eleves.com numéro de telephone concernant les violences scolaires 0800202223

  • mahara, le 17/02/2011 à 19h28

    Il y a un site sur le harcèlement à l'école : harcelement-entre-enfants. com et un numero de téléphone pour les violences scolaires : 0800202223

  • mahara, le 17/02/2011 à 19h17

    Sandy__45, ayant vécu la même situation, je dirai que quelle que soit l'action choisie (plainte avec photos, témoignages etc, par la presse, par l'Inspection Académique, en passant par l'association de parents d'élèves, avec l'aide d'autres parents, d'associations et au pire changer d'école), il faut trouver un soutien et agir. Subir cette injustice et ne pas pouvoir s'en défendre est d'une telle violence avec la perte de confiance en soi et la culpabilité. (dont les autres n'ont absolument pas conscience et s'en fichent).

  • sylvain_07, le 17/02/2011 à 18h55

    J'ai connu un camarade qui était dans la même situation quand j'étais au collège et au lycée : les autres le prenait pour leur souffre douleur et lui faisait subir toute sorte de méchancetés , et le pire c'est que quand lui essayé de se défendre : c'est lui prenait les réprimandes. Les surveillants, professeurs, conseillés d'éducation étaient au courant mais faisait semblant de ne rien voir. Je trouve que la peine est normale, voire me légère pour que les choses évolue. car je pense que cet établissement est loin d'être un cas isolé.

  • ilesmarquises, le 17/02/2011 à 18h32

    Si l'école ne fait rien , faites comme cette maman , changez-le d'école et portez plainte.... Il vaut mieux çà que de continuer à subir ! Aucun adulte ne pourrait aller travailler tous les jours dans ces conditions !

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