Au moins six personnes ont péri mercredi matin dans l'incendie apparemment accidentel et désormais maîtrisé d'un squat de migrants tunisiens, libyens et égyptiens à Pantin. © LCI
- Six morts dans l'incendie d'un squat à Pantin - 01 min 47 s
Incendie boulevard Auriol : "Les familles ont besoin du procès"
Le procès de l'incendie criminel dans un immeuble vétuste du 13 arrondissement de la capital, qui avait fait 17 morts, dont 14 enfants en 2005, s'ouvre ce jeudi devant le tribunal correctionnel.
Publié le 15/09/2011
Six ans après l'incendie boulevard Auriol, quid du logement insalubre?
En 2005, l'incendie d'un immeuble vétuste du 13e arrondissement de Paris avait fait 17 morts. Depuis le mal logement a diminué mais pas totalement disparu. Premières victimes : les familles les plus précaires.
Publié le 14/09/2011
Procès de l'incendie du bd Auriol: l'Etat absent et accusé
L'Etat a été accusé d'avoir failli à ses engagements de relogement dès l'ouverture jeudi du procès d'un incendie qui avait fait 17 morts dont 14 enfants en août 2005 à Paris, dans un immeuble vétuste.
Publié le 15/09/2011
Le sinistre serait d'origine accidentelle. "Il semble effectivement qu'une bougie mal éteinte soit à l'origine de ce drame", a déclaré sur place le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. "C'est une réalité tragique, dramatique, de l'immigration clandestine, laquelle s'organise autour de filières qui sont véritablement des filières criminelles", a-t-il déclaré à la presse. Des propos qualifiés par le maire PS de Pantin, Bertrand Kern, de "scandaleux". "Ce n'était pas une filière d'immigration clandestine, un des rescapés m'a montré son titre Schengen", a-t-il affirmé. Les rescapés sont des Tunisiens d'une vingtaine d'années, des "migrants récents", a dit l'édile.
"C'est un drame de la misère"
Le bâtiment devait être démoli, selon la préfecture, qui estime qu'environ une trentaine de personnes y vivaient. Lorsque le feu s'est déclaré, la majorité des squatteurs ont évacué le bâtiment, mais "un certain nombre d'entre eux", les victimes, y sont restés pour des raisons peu claires, a expliqué la préfecture.
Ce drame survient alors que se déroule actuellement le procès de l'incendie en août 2005 d'un immeuble vétuste boulevard Vincent Auriol à Paris, qui avait fait 17 morts dont 14 enfants. Selon un rapport de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) paru en mai, 174.600 logements privés étaient potentiellement indignes en Ile-de-France (chiffres 2007), dont 166.000 à Paris.
Claude Bartolone, député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, y a vu plutôt un "nouveau drame lié au manque de places en hébergement d'urgence, qui a mené ces personnes à se mettre à l'abri dans des locaux pas du tout faits pour ça". "C'est un drame de la misère, de l'immigration, de l'absence de solidarité de l'Europe avec un pays qui s'est battu pour plus de démocratie", a déploré M. Bartolone, en allusion au printemps arabe en Tunisie et en Egypte."C'est un drame de la misère, du dénuement et de la solitude. Livrés à eux-mêmes, sans aide ni solution, les migrants en sont réduits à dormir dehors ou dans des lieux inhabités, quel que soit leur état", a réagi le NPA.
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