Un incident chimique s'est produit mercredi après-midi dans le bâtiment réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), provoquant un dégagement gazeux et de vapeur dans la plus vieille centrale de France. Des écologistes ont réclamé aussitôt une accélération de la fermeture de la centrale, promise par François Hollande avant 2017.
La fermeture de Fessenheim est "un des engagements pris par le président de la République et ses engagements seront respectés", a répondu le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, sur BFM-TV.
François de Rugy, co-président du groupe Europe Ecologie-Les Verts, a estimé qu'il fallait "accélérer la fermeture" de la centrale. "Fessenheim était la centrale pour laquelle le président de la République s'était engagé à assurer la fermeture et le début du démantèlement durant ce mandat-ci", a-t-il dit sur BFM-TV. Il a souligné que les écologistes réclamaient un "calendrier précis" des phases de fermeture et des audits du parc nucléaire français plus transparents.
"Nouvelle preuve d'une sûreté dégradée"
"Cet incident est la preuve qu'il faut fermer Fessenheim au plus vite. C'est aussi la preuve qu'il ne faut surtout pas se lancer dans une opération de soins palliatifs à des centrales vieillissantes, comme Fessenheim",a déclaré le député écologiste Noël Mamère. Pour le réseau "Sortir du nucléaire", cet incident est une "nouvelle preuve d'une sûreté dégradée" et la centrale doit être fermée d'urgence".
Doyenne des centrales nucléaires françaises en activité, Fessenheim est dans le collimateur des écologistes et de nombreux élus, en raison de son âge et de son exposition aux risques sismiques et d'inondation. Le président François Hollande s'est engagé durant la campagne électorale à fermer la centrale d'ici à 2017. (Lire : "fermeture de Fessenheim, seule à l'ordre du jour du quinquennat selon F. Hollande") L'installation aura alors quarante ans.









