En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

INFO LCI - Echirolles : deux mises en examen pour assassinats


le 03 octobre 2012 à 22h42 , mis à jour le 03 octobre 2012 à 22h46.
Temps de lecture
3min
À lire aussi
Faits diversHuit des douze personnes gardées à vue après la rixe qui a coûté la vie à deux jeunes à Echirolles (Isère), étaient présentées mercredi soir aux juges d'instruction saisis de l'affaire. Selon LCI, deux suspects ont d'ores et déjà été mis en examen pour "assassinats".

Selon LCI, ces deux suspects ont été mis en examen pour assassinats dans l'affaire de la rixe mortelle d'Echirolles, près de Grenoble, qui a coûté la vie à deux jeunes hommes. Quant aux six autres gardés à vue présentés dans la soirée à un juge, ils pourraient se voir également signifier une mise en examen dans les heures à venir. Le parquet a requis des mandats de dépôt pour l'ensemble des personnes qui sont déférées.  

Un peu plus tôt mercredi soir, le procureur de la République avait déclaré au cours d'une conférence de presse que les huit suspects présentés  aux juges d'instruction se verraient rapidement signifier leur accusation, le parquet ayant ouvert une information judiciaire pour "assassinats". "Nous estimons qu'elles ont participé de façon directe à la mort des deux victimes", a déclaré le procureur. "Aucun n'a reconnu sa participation aux faits", a-t-il toutefois précisé. "Ceux qui reconnaissent leur présence sur les lieux sont peu nombreux. Ils disent qu'ils n'ont rien fait". Le procureur a souligné qu'il avait choisi la qualification "la plus haute", celle pour assassinat, car "le fait de venir à plusieurs, armés, constitue la préméditation des homicides".

L'avocat de deux des huit suspects, Me Arnaud Lévy-Soussan, a jugé cette qualification "excessive". "Cela implique que l'ensemble des personnes qui sont poursuivies avaient une intention homicide lorsqu'elles se sont rendues dans le parc" où a eu lieu la rixe, a-t-il souligné, affirmant qu'il n'y avait "aucun élément" dans le dossier allant dans ce sens. "Il faudra déterminer le rôle de chacun" lors de l'instruction, a mis en garde le procureur, ajoutant que la qualification des faits pourrait évoluer au cours de l'instruction. Plusieurs éléments à charge ont été recueillis à l'encontre des huit suspects: des témoignages des trois survivants de la rixe, les dépositions de certains gardés à vue, l'analyse des images de vidéosurveillance et des objets dont les agresseurs étaient porteurs lors de la rixe.
 
Quatre autres gardés à vue ont été relâchés car "il n'y avait pas de charges suffisantes" contre eux ou "parce que des éléments nous permettent d'affirmer qu'ils n'étaient pas sur place au moment des faits", a précisé le procureur. Le plus jeune des deux frères militaires, qui avait participé aux deux premières altercations, était par exemple en train de recevoir des soins dans une clinique au moment de la rixe mortelle. La mère des deux frères a aussi été relâchée, de même qu'un troisième militaire qui avait été interpellé mardi, a précisé le procureur.

Par ailleurs, deux fuyards sont toujours recherchés activement. Ces personnes ont déjà été condamnées pour des faits de grande violence "et vont faire l'objet d'une diffusion nationale urgente avec leurs photos dans tous les commissariats et gendarmeries de France", a indiqué une source proche de l'enquête.

Les obsèques de Kevin et Sofiane, se sont déroulées à la mosquée d'Echirolles mercredi après-midi. "Nous sommes tous, je dis bien tous, attristés, le coeur plein de remords dans ce qui se passe dans notre société", a déclaré debout devant les deux cercueils, l'imam Larbi Aouini, avant que les corps ne soient acheminés vers le carré musulman du cimetière de la ville.


 
  

Commenter cet article

      Nous suivre :
      DiCaprio devient "messager de la paix pour le climat"

      DiCaprio devient "messager de la paix pour le climat"

      logAudience