En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Assaut à Saint-Denis : les premières informations sur la femme kamikaze

Edité par
le 18 novembre 2015 à 15h08 , mis à jour le 18 novembre 2015 à 16h21.
Temps de lecture
4min
Saint Denis assaut RAID
A lire aussi
Faits divers La femme qui a déclenché sa ceinture d'explosifs ce mercredi matin dans l'appartement cerné par le Raid est membre de la famille d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats du 13 novembre. Elle a vécu à Epinay sur Seine jusqu'en 2012.

L'enquête avance très vite pour établir l'identité de la femme kamikaze qui s'est fait exploser ce mercredi matin lors de l'assaut du Raid à Saint-Denis. D'après nos informations, il s'agirait de la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, le "cerveau" présumé des attentats du 13 novembre. Prénomée Hasna A. , cette femme est née en 1989. Elle travaillait jusqu'en 2012 dans une entreprise de BTP à Epinay sur Seine. Elle avait, à plusieurs reprises, menacé l'Etat français et exprimé son désir de faire le jihad.

Un autre fait intéresse également les enquêteurs : quelques minutes avant de mourir, la kamikaze "a été aperçue en train de passer un coup de téléphone", indique une source proche du dossier à TF1.

>>> LISEZ LES DERNIERES INFORMATIONS SUR L'ASSAUT DE SAINT-DENIS


Qui a-t-elle contacté et pourquoi ? Les enquêteurs tentent actuellement d'identifier le ou les contacts qui auraient pu être joints. D'éventuels complices ?  Des personnes à prévenir en cas d'urgence ?

Cette femme kamikaze "qui a activé son gilet explosif au début de l'assaut", donné vers 4h20 mercredi est la première à mourir en kamikaze sur le sol français.

Un son amateur d'un habitant de Saint-Denis a dévoilé les échanges entre les forces de l'ordre et la femme kamikaze. A la question "Il est où ton copain ?" posée par les policiers, la femme répond à deux reprises : "C'est pas mon copain !", avant que des coups de feu soient tirés.

VIDEO. Le coup de fil de la femme kamikaze avant de mourir


 

VIDEO. Un son amateur dévoile les échanges entre la police et la kamikaze
 

 

 

 

"L'Etat islamique n'a pas de limites"


Interrogé sur LCI, Bernard Thellier, ancien négociateur du GIGN, a souligné le caractère "inédit" et "exceptionnel" de cette situation. "Il ne faut plus chercher que des hommes. Les femmes sont aussi très déterminées et cela va énormément compliquer le travail des services de renseignement, de police et de gendarmerie" a-t-il ajouté.


Si la kamikaze n'a pas fait de victime en actionnant son gilet explosif, ailleurs dans le monde, les femmes sont régulièrement utilisées par les organisations terroristes pour perpétrer des attentats. Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme, a ainsi expliqué sur LCI qu'"Al Qaeda refusait de faire travailler les femmes la plupart du temps parce que religieusement ce n'est pas possible, elles sont inférieures à l'homme.... Le rôle de la femme dans le jihad c'est la propagande, point. Mais l'Etat islamique n'a pas ces limites. S'il emploie des femmes jihadistes qui vont jusqu'à devenir des martyrs, cela signifie que les limites ont été largement dépassées. Cela pourrait avoir un effet d'entraînement sur des esprits faibles en Europe".

Les femmes kamikazes très recherchées par Boko Haram

La première à avoir commis un attentat était une jeune libanaise de 16 ans, en 1985. Depuis, de nombreuse femmes kamikazes ont participé à des attentats au Proche-Orient. Elles sont donc plusieurs à agir au nom d'Etat islamique. Au Nigeria, le groupe Boko Haram recrute aussi beaucoup de femmes, plus difficilement repérables, pour mener des attentats suicides. Elles représenteraient également un tiers des kamikazes tchétchènes.

Certaines de ces kamikazes, surnommées "veuves noires", agissent pour venger la mort de leur mari, frère ou père morts au combat.

 

VIDEO. Une femme kamikaze "doublement inédit"

 

 

VIDEO. Une femme ceinturée d'explosifs,  "inédit et exceptionnel" en France

Commenter cet article

  • clara_75 : Un reportage hier soir a également présenté 3 jeunes du quartier pour savoir comment ils avaient vécu leur journée...la "femme" qui se trouvait avec eux apparaît entièrement voilée ; si on veut éviter que les gens fassent des amalgames, certains devraient faire des efforts et montrer qu'ils respectent les lois de la République ; il est demandé à tous les citoyens, toutes origines confondues ou convictions confondues, de faire des efforts, d'être vigilants....quant à l'Omerta qui règne dans les quartiers...elle est insupportable ! Arrêtez d'interroger des gens qui disent que l'islamiste du coin est un pauvre gars sans histoire, c'est une insulte aux victimes de Paris, de Toulouse, de Montauban, du musée de Bruxelles (...).

    Le 19/11/2015 à 08h46
  • arval02 : En accord avec vous ,et j'ai trouvé que tout ces véhicules enchevêtrés dans la rue et l'après intervention faisait un peu désordre , imaginons un engin explosif jeté d'une fenêtre ...L'interview de certaine personne dont on ne voyait que les yeux quand on pense à la femme kamikaze . Mais merci à ceux qui nous protège au péril de leur vie .

    Le 19/11/2015 à 07h44
  • commenteur : Inutile quand les terroristes sont natifs ou présents sur le pays. Inutile puisque quiconque ne portant pas une pancarte où il est écrit "je suis un terroriste!" pourra et pouvait même à l'époque des frontières rentrer sur le territoire avec un visa touristique. Maintenant si vous voulez que l'on devienne un pays cadenassé comme la Corée du Nord, et avec l'économie que cela entraine...libre à vous - mais sans nous. PATATRAK

    Le 18/11/2015 à 19h48
  • calimero33300 : Avec ma femme, nous avons eu la même réaction que vous !

    Le 18/11/2015 à 18h58
  • ray5555 : Personne, ça m'a choque aussi d'autant plus que des femmes se font "sautee" et qurn'importe qu'elle d'entre elles peuvent cacher en dessous, des ceintures d'explosifs' armes etc....

    Le 18/11/2015 à 18h35

      États-Unis : il filme l'entrée dans l'atmosphère de débris d'une fusée chinoise

      logAudience