Image d'illustration. © TF1 News
Journée d'action : des lycées parisiens perturbés
Plusieurs établissements parisiens étaient bloqués mardi à l'appel de l'UNL, principal syndicat lycéen, pour dénoncer les conditions de rentrée "déplorables" dans le cadre de la journée contre le plan d'austérité du gouvernement.
Publié le 11/10/2011
Rumeur de suppression de vacances : violences urbaines près d'un lycée du Chesnay
Une rumeur sur la suppression de vacances a déclenché vendredi matin des violences urbaines au cours desquelles une dizaine de voitures ont été endommagées autour d'un lycée du Chesnay dans les Yvelines.
Publié le 30/09/2011
Quelque 500 lycéens ont manifesté à Douai (Nord), ainsi qu'à Béthune et à Lens (Pas-de-Calais), et une centaine à Dunkerque (Nord), selon le rectorat de Lille qui a comptabilisé une douzaine d'établissements ayant fait l'objet de tentatives de blocages. La "rumeur infondée et ubuesque" de suppression d'un mois de vacances s'est répandue par SMS et par le réseau social Facebook, a expliqué le rectorat en dénonçant une "désinformation orchestrée". Par ailleurs, quatre jeunes ont été interpellés à proximité d'un lycée professionnel d'Amiens-Nord, après avoir jeté des cocktails Molotov et des briques sur la police, a indiqué la préfecture de la Somme. Il ne s'agit pas d'élèves, mais de "gens extérieurs qui étaient là pour casser", selon cette source. Au Chesnay (Yvelines), une dizaine de voitures ont été endommagées autour du lycée professionnel Jean-Moulin. "Plusieurs dizaines" de lycéens auraient causé ces violences après la même rumeur que dans le Nord, a précisé une source policière. Dix jeunes ont été interpellés, selon une autre source policière.
Du côté des lycéens, les explications sont assez sommaires :"On a fait un blocus parce que le président Sarkozy veut nous enlever un mois de vacances et c'est pour ça qu'on s'est révolté", a dit une lycéenne de 15 ans, qui n'a pas souhaité dévoiler son identité. La jeune fille a cependant condamné les violences qui ont suivi: "C'est dégueulasse d'avoir cassé les voitures des gens". A Auxerre (Yonne), 200 lycéens ont manifesté et ont légèrement endommagé les grilles d'un établissement. Et pour la même raison, près de 500 lycéens, selon la police, ont manifesté à Vesoul (Haute-Saône), plusieurs d'entre eux indiquant avoir été alertés par SMS.
La rumeur "ne vient pas de nous"
Dans un communiqué, l'Union nationale lycéenne (UNL) s'est félicitée que "plusieurs dizaines de lycées" aient été bloqués vendredi dans le pays, afin selon le premier syndicat lycéen de protester contre "une rentrée plus que jamais catastrophique". L'UNL a aussi lancé "un avertissement au gouvernement de ne pas toucher du tout" aux congés d'été, mais son président Victor Colombani a trouvé "assez curieux" le message SMS reçu par les lycéens et a assuré que "ça ne vient pas de chez nous". Dans son communiqué, l'UNL a surtout dénoncé les conditions d'enseignement depuis la rentrée, en réclamant un plan pluriannuel de recrutements, une nouvelle réforme de la formation des enseignants et en appelant les lycéens à rejoindre la mobilisation interprofessionnelle du 11 octobre. "Classes à 35 élèves, professeurs non remplacés, centaines, voire milliers d'élèves sans affectation faute de place dans les lycées, professeurs mal formés... Voilà la réalité à laquelle sont confrontés 2,5 millions de lycéens en cette rentrée", a regretté l'UNL.
Une telle rumeur de suppression d'un mois de vacances scolaires avait déjà circulé l'an dernier. Il n'a cependant jamais été question de supprimer un mois de vacances d'été, mais deux semaines. Cette proposition, faite début juillet par le comité de pilotage sur les rythmes scolaires, a été reprise à son compte par le ministre, Luc Chatel, qui entend annoncer "à l'automne", après concertations, des décisions pouvant entrer en vigueur à partir de la rentrée 2013, soit pour l'été 2014.
Retour MYTF1
Journée d'action : des lycées parisiens perturbés
Chargement en cours...




