"Il convient de vérifier soigneusement et de recouper les déclarations de cet homme". Si elles sont prudentes, les autorités ont désormais une nouvelle piste dans l'affaire du meurtre de Patricia Bouchon, cette joggeuse tuée il y a plus d'un an au Bouloc près de Toulouse. Un homme s'est présenté samedi dans une brigade de gendarmerie du Tarn pour s'accuser du meurtre de cette femme, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.
Le procureur de la République de Toulouse Michel Valet s'est de son côté refusé "à toute déclaration", se contentant d'ajouter : "une famille - un mari et une jeune fille - attendent depuis 18 mois qu'on fasse la lumière sur cette affaire, si je devais apprendre quelque chose, c'est eux que j'informerais en premier". De source proche de l'enquête, on se veut très prudent. "Des gardes à vue ont déjà eu lieu sans résultat pour identifier le meurtrier de Patricia Bouchon, rien ne permet de dire pour l'instant qu'on est devant une piste sérieuse". Quoiqu'il en soit, l'homme a été placé en garde à vue. Il était interrogé samedi en fin d'après-midi par des membres de la section de recherches de gendarmerie de Toulouse, en présence d'un avocat commis d'office, conformément à la réforme de la garde à vue.
Patricia Bouchon, une mère de famille de 49 ans, avait eu les vertèbres cervicales et le crâne brisés sous les coups de son agresseur le 14 février 2011. Malgré d'intenses recherches, son cadavre n'avait été retrouvé que six semaines plus tard, le 29 mars à Villematier, à dix kilomètres de chez elle, dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route avec un gant en latex enfoncé dans la gorge.








