
Pour les policiers, Frédéric Rabiller était une sorte de "Dr Jekyll - Mister Hyde" : modeste employé de la Poste de jour... dynamiteur de radars la nuit. Dans le collimateur des enquêteurs depuis 2008, cet homme d'une trentaine d'années était soupçonné d'être à l'origine de la destruction par explosifs d'une dizaine de radars fixes dans la région parisienne entre 2007 et 2008. Il venait d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris où il devait être jugé au mois d'avril, notamment pour destruction d'engins d'utilité publique et pour fabrication et détention de substances entrant dans la fabrication d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste. Mais Frédéric Rabiller n'aura jamais plus de compte à rendre à la justice dans cette affaire : il est mort dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'est suicidé au domicile de ses parents, en Loire Atlantique, en absorbant des médicaments.
Il détruit un radar et revient chercher son portable
Un mineur qui avait détruit un radar fixe dans une rue de Toulouse en se servant d'une voiture volée, est retourné sur les lieux pour y chercher son téléphone portable oublié. Résultat : il a été arrêté et son complice aussi.
Publié le 11/02/2011
Faut-il interdire les avertisseurs de radar ?
La multiplication des radars sur les routes fait les choux gras des vendeurs d'avertisseurs de radars. La ligue contre la violence routière réclame leur interdiction.
Publié le 25/02/2010
Cette fausse circulaire qui irrite l'Intérieur
Datée du 10 novembre et diffusée sur internet depuis quelques jours, elle annonçait la fin de la signalisation des radars fixes. L'Intérieur va porter plainte.
Publié le 20/11/2009
Les enquêteurs avaient conclu en mai 2008 que ce solitaire aux idées d'extrême-droite affichées était l'unique membre de la mystérieuse "Fraction nationaliste armée révolutionnaire" (FNAR) ou "Front national antiradars". Cette organisation avait revendiqué des attentats à l'explosif contre plusieurs radars automatiques routiers et écrit au ministère de l'Intérieur en 2008 pour réclamer quatre millions d'euros, l'expulsion de tous les sans-papiers, la suppression des radars automatiques et une baisse des impôts.
Il voulait "tout faire sauter"
En mai 2008, Frédéric Rabiller avait été confondu en se blessant grièvement tout seul chez lui lors de la manipulation d'un engin explosif. Il avait perdu une main et trois doigts de l'autre. Mis en examen, il avait été alors laissé en liberté. Mais un an plus tard, il avait de nouveau fait l'objet d'une enquête parce qu'il cherchait à acheter des substances suspectes sur internet. Et sa mère, chez laquelle il vivait depuis sa remise en liberté, avait prévenu la police que son fils lui avait fait part de son intention de "tout faire sauter". D'importantes forces de police avaient alors été mobilisées pour l'arrêter, et un kilo de chlorate de soude, produit pouvant entrer dans la composition d'explosifs, avait été retrouvé au domicile de la mère du suspect. Il avait alors été placé en détention.
"M. Rabiller n'appartient pas à un mouvement terroriste, il était et se trouve toujours le seul membre du fameux FNAR, une création inoffensive de son cerveau", commentait récemment son avocat. "Chacun sait qu'il a payé très cher dans son corps, par de multiples mutilations, sa seule volonté de lutter contre la toute puissance des radars".
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