La chute de Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon

le 28 septembre 2010 à 08h37 , mis à jour le 28 septembre 2010 à 08h43

Après avoir été suspendu pour des soupçons de trafic de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, puis révoqué de la fonction, il s'est retrouvé lundi soir en garde à vue.

[Expiré] [Expiré] Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon © AFP / M. Gangne

Il fut un temps où Laroussi Oueslati était président de l'université de Toulon. Lundi soir, il s'est retrouvé dans la peau d'un gardé à vue. L'information, révélée par RMC, a été confirmée de source proche de l'enquête.

Plus d'infos

Laroussi Oueslati a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire varoise, sur commission rogatoire du juge d'instruction marseillais Franck Landou, dans le cadre d'un trafic supposé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois. C'est cette même affaire qui lui avait déjà valu d'être suspendu, le 19 octobre 2009, alors qu'il présidait l'université de Toulon. Il avait ensuite été révoqué de la fonction publique le 21 mai "avec l'interdiction définitive d'exercer toute fonction dans un établissement public ou privé", avait annoncé le ministère de l'Enseignement supérieur.

"Graves irrégularités"

Deux anciens vice-présidents de l'université, Pierre Sanz de Alba et Yves Lucas, ont également été interdits d'exercer "toute fonction d'enseignement supérieur et de recherche" pour des durées de respectivement "trois et un an". Ces décisions ont été prises par la section disciplinaire de l'université Paris-IV Sorbonne, devant laquelle avait été renvoyée la procédure disciplinaire, du fait des "graves dysfonctionnements" à l'université de Toulon.

Un rapport d'enquête administrative sur cette affaire avait conclu en septembre 2009 à des irrégularités dans "l'application des textes réglementaires régissant la procédure d'admission des étudiants étrangers et de validation de leurs études à l'université Sud Toulon Var". Dans le volet judiciaire de l'affaire, qui a démarré avec la dénonciation sans preuve de faits de corruption par un enseignant de l'Institut des administrations et des entreprises (IAE), deux étudiants chinois de l'IAE ont également été écroués pour tentative de corruption.

le 28 septembre 2010 à 08:37
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