Homicide involontaire aggravé et délit de fuite : tels sont les chefs retenus à l'encontre du conducteur qui avait renversé, mardi, une passante à Suresnes, et qui a été mis en examen jeudi soir. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Conformément aux réquisitions, le juge d'instruction a retenu deux circonstances aggravantes : la conduite sous l'emprise de stupéfiants et malgré une invalidation de son permis de conduire, dont le solde de points était nul depuis 1995, selon une source judiciaire.
Victime d'un grave accident comme motard sur le Paris-Dakar lui ayant laissé des séquelles, cet homme "est placé sous curatelle simple parce qu'il n'est pas complètement autonome dans sa vie quotidienne", selon une source policière. Le test de dépistage de stupéfiants pratiqué après l'accident s'était révélé positif, contrairement au test d'alcoolémie. "Lors de sa garde à vue, l'homme a avoué avoir pris de la cocaïne deux ou trois jours avant l'accident et prendre des médicaments", selon une source judiciaire. Des analyses toxicologiques sont en cours pour vérifier ses déclarations. Autre point à vérifier par les enquêteurs : l'homme avait-il fait demi-tour pour revenir sur les lieux de l'accident afin d'assumer ses responsabilités, ou avait-il été contraint de le faire par des témoins ? C'est pour déterminer ce qui s'est passé juste après l'accident que l'homme a également été mis en examen pour délit de fuite.
Un axe très fréquenté et encombré de travaux
La victime, une femme de 57 ans, traversait la route sur un passage protégé mardi soir lorsqu'elle a été renversée par la voiture qui circulait à vive allure. La victime est décédée sur place malgré les soins prodigués. Le conducteur ne s'est d'abord pas arrêté, avant de revenir sur les lieux de l'accident où il a été interpellé.
L'accident s'est produit à la hauteur du 64, avenue Henri-Sellier, une grande artère à deux voies de circulation dans chaque sens, où la vitesse est limitée à 50 km/h et sur laquelle il y avait des travaux. Sur cet axe très fréquenté, plusieurs radars pédagogiques, qui annoncent la vitesse en caractères oranges en cas de dépassement de la vitesse maximum autorisée, sont installés.









