Paralysie du trafic aérien, cinquième jour. En France, pays touché comme bien d'autres par les perturbations dues au volcan islandais, la situation était la suivante lundi après-midi : au nord d'une ligne Bordeaux-Nice, les aéroports restaient fermés jusqu'à mardi matin 8 heures "au moins", selon la précision de la DGAC. Seul l'aéroport de Nantes n'est pas concerné puisqu'il est rouvert jusqu'à mardi. Au sud de cette ligne géographique, les aéroports restaient eux aussi ouverts toujours jusqu'à mardi 8 heures. Parmi les aéroports concernés : Bordeaux, Biarritz, Toulouse, Pau, Tarbes, Montpellier, Marseille, Nice, Ajaccio et Bastia.
La réouverture des aéroports du sud a permis d'entamer le rapatriement d'une partie des dizaines de milliers de passagers coincés en France et à l'étranger. Ainsi à Bordeaux-Mérignac (6ème aéroport), plusieurs vols en provenance de New York, Pointe-à-Pitre, La Réunion, La Havane, Pékin ou Séoul, devraient débarquer quelque 1.500 passagers acheminés ensuite vers la gare SNCF pour poursuivre éventuellement leur voyage.
L'aéroport de Toulouse-Blagnac (5ème) devait recevoir des long-courriers - notamment en provenance d'Afrique, des Etats-Unis et des Antilles. D'autres long-courriers devaient décoller vers New-York, Montréal, Fort-de-France et Point-à-Pitre.
Le trafic restait au ralenti à l'aéroport Marseille-Provence (4ème), avec 40% du trafic assuré, et l'accueil de 17 vols de rapatriement qui ne devaient pas initialement venir à Marseille, en provenance de Thaïlande, de Syrie, d'Israël, de Turquie, d'Afrique du Nord.
La Compagnie Corse Méditerranée (CCM) a annoncé la reprise lundi matin de ses vols vers Marseille et Nice, dont les aéroports ont rouvert dimanche soir, et le renforcement de ses capacités vers ces deux villes.
Pour répondre à ces fermetures, la SNCF propose de son côté des milliers de places supplémentaires ce lundi vers l'international. Par exemple, "entre Paris et Londres, on va avoir 80.000 places supplémentaires cette semaine et en plus, on va faire un effort tarifaire à 89 livres", a déclaré Guillaume Pepy lundi matin sur Europe 1. Soit 96 euros, pour un trajet aller/retour.
Pour rapatrier des passagers, le gouvernement tente par ailleurs, grâce à une "cellule de crise", de coordonner une montée en puissance de moyens de transports ferroviaires et routiers au départ et vers les aéroports du sud, a annoncé dimanche le Premier ministre François Fillon.








