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Le corps d'une randonneuse dévoré : "Il ne faut pas discréditer les vautours"

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le 04 mai 2013 à 12h55 , mis à jour le 04 mai 2013 à 13h05.
Temps de lecture
3min
Vautour fauve en France
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Faits diversUne femme de 52 ans, qui s'est tuée lors d'une chute de 300 mètres à Larrau, a été dévorée par les vautours avant l'arrivée des secours de haute montagne. Pour la ligue de protection des oiseaux, les vautours ne doivent pas être "discrédités".

Les vautours ne "s'attaquent jamais à une personne blessée". Le ligue de protection des oiseaux est formelle. La terrible découverte du corps d'une randonneuse de 52 ans, dévoré par des vautours dans les Pyrénées ne doit pas jeter l'opprobre sur ces charognards. "Il ne faut pas discréditer les vautours fauves", précise ainsi Martine Razin, chargée d'études "vautours fauves et gypaètes barbus" à la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

La randonneuse de 52 ans s'est tuée en faisant une chute en montagne, après avoir dévalé une pente située sur le pic de Pista dans les Pyrénées, à 1779 mètres d'altitude. Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard dévoré par les vautours.

Les faits se sont produits le 14 avril dernier. "Les trois randonneurs voulaient prendre un raccourci, a expliqué ce vendredi à MYTF1News le Major Didier Pericou du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), qui s'est rendu sur place en hélicoptère pour porter secours à la victime. La randonneuse a glissé sur la neige, dévissé sur 300 mètres, sauté trois barres rocheuses d'une vingtaine de mètres chacune avant de s'arrêter au pied de la face nord du pic", a poursuivi le gendarme, confirmant une information du site kairn.com.

Les deux autres marcheurs ont tenté de la retrouver, en vain. Ils ont appelé le PGHM qui est arrivé sur place 35 minutes plus tard. "Au premier passage en hélicoptère, nous avons vu de nombreux vautours, sans faire le rapprochement avec ce que nous allions découvrir, raconte le major. Puis, 10 minutes plus tard, nous découvrons le corps de la victime... Du moins, ce qu'il en reste. Au sol, il n'y avait plus que des ossements, des habits et des chaussures".

"Décédée dans sa chute"

Entre 20 et 30 rapaces volaient dans le ciel. "Ils ont mis entre 45 et 50 minutes pour manger le corps. Au vu des nombreuses fractures au fémur, au niveau des côtes, il était sûr qu'elle était décédée dans sa chute", poursuit le gendarme, exposant le diagnostic établi par l'urgentiste qui était sur place.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit. Un accident similaire avait eu lieu en 2012 au Pic du Midi d'Ossau dans les Pyrénées.

Le village de Larrau (Pyrénées)
Commenter cet article

  • yerin : Et alors ???? Elle est morte DANS la chute. Point barre. Les oiseaux n'ont rien à voir avec ça. Ca changera quoi que son corps se soit fait bouffer ou pas ? C'est TROP TARD.

    Le 13/05/2013 à 09h10
  • drc : Triste ''faim''

    Le 06/05/2013 à 17h30
  • guanfei : C'est la nature, la compassion n'y a pas sa place. Pour les vautours, cette dame n'avait pas plus d'importance qu'un lapin ou un daim. Et puis que voulez-vous faire, condamner ces oiseaux à mort?

    Le 06/05/2013 à 00h09
  • ysatis1 : Et si c'était votre mère, votre s?ur, votre fille ..? un peu de compassion, non vraiment pas ???

    Le 04/05/2013 à 22h44
  • chongtak : Elle etait deja decedee, c'etait soit ca, soit les vers.

    Le 04/05/2013 à 21h14
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