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Le CRS faisait sauter les PV pour du champagne


le 03 juillet 2012 à 17h46 , mis à jour le 03 juillet 2012 à 17h50.
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3min
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Faits diversUn capitaine de la compagnie autoroutière Lorraine-Alsace a été condamné mardi à trois mois de prison pour avoir fait sauter les contraventions routières en échange de bouteilles de bulles.

Une prune sucrée pour une bouteille de bulles offerte. Voilà en résumé le petit marché qu'avait mis en place un officier CRS. Mardi, ce capitaine de la compagnie autoroutière Lorraine-Alsace a été condamné mardi à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Metz.
 
Ce capitaine, adjoint au commandant de la compagnie autoroutière Lorraine-Alsace, était poursuivi pour la destruction, la soustraction, le recel et l'altération de pièces de procédure relatives à des délits routiers. L'officier a ainsi évité de la sorte une suspension du permis de conduire à des automobilistes verbalisés sur l'A31, autoroute reliant Metz à Strasbourg.
 
"Dans un Etat de droit, il n'y avait pas de passe-droit"
 
Pour ces "indulgences" apparemment distribuées à des amis et connaissances entre décembre 2008 et novembre 2009, le policier, dont les "qualités humaines et professionnelles" étaient reconnues, a notamment reçu des bouteilles de champagne.
 
Ces détournements de procédures découverts en mai 2010 par l'Inspection générale de la police nationale avaient fait tache sur une unité alors considérée comme l'une des meilleures de France en matière de résultats et d'efficacité.
 
Suspendu de ses fonctions et placé sous contrôle judiciaire, l'officier avait expliqué à l'audience tenue en mai qu'il était victime d'une dénonciation calomnieuse d'un collègue, et contesté sa responsabilité devant les juges alors même qu'il était passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Le parquet avait répondu que "dans un Etat de droit, il n'y avait pas de passe-droit". "Je veux que l'on accole le mot 'prison' au nom de cet homme qui a exercé comme officier de police judiciaire", avait martelé le procureur. "Dans un Etat de droit, ce qui importe c'est la preuve. Or ici, elle n'est pas rapportée", avait au contraire plaidé l'avocat du prévenu.

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  • alom7654 : "Je veux que l'on accole le mot 'prison' au nom de cet homme qui a exercé comme officier de police judiciaire", avait martelé le procureur. ON est déjà dans l'excés Hier Jeudi j'étais devant le Tribunal de Police Haguenau pour ne pas le citer. Motif un éventuels excés de vitesse de 6 km à l'heure. Circonstances un fonctionnaire m'arrete dans une montée - me fait faure une marche arrière en contresesns de circulation - me fait franchir une ligne continue - véhicule venant derrière moi et devant. En mettant la mise en jeu de la vie d'autrui pour pas grand chose. Donc à l"audience j'ai été houspillé par le Président d'audience de proximité - ma parole a été coupée donc ma liberté de me défendre restreinte avec des propos insultants . Force et de constater que ce forme ce que l'on peut appeller une Noblesse Républicaine Arrogante et suffisante . Ils se seraient donc donné la peine d'étudier quelques années et de la viendrait leur suffisance et leur droit de réduire le droit à la parole. Dans ces cas d'espèce il est temps de se préoccuper des libertés publiques que ces gens foulent aux pieds. Ou sont les vrais délinquants

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